Agenda: Parcours pour le Dimanche 21 juillet

Jul
21
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:

Séjour UWAT 2024 du 24 au 28 Mai 2024 Dominique Crost

C’est la quatrième fois que je participe à un séjour UWAT : United We Are Tour. Ces séjours itinérants sont organisés par Milly de Mory, la fondatrice de la marque de vêtements de vélo italienne pour femmes NGNM ( No God No Master). Ils se sont déroulés entre les Dolomites, la Vénétie et la Toscane la première année, en Ombrie la seconde année, dans les Marches la troisième année et cette année dans le Frioul et la Slovénie. Ils sont réservés aux femmes (entre 20 et 30 participantes) et sont très confortables, par la qualité de l’hôtellerie, la présence d’un mécanicien pour nous assister, d’un photographe et d’un prof de yoga qui nous suivent et assurent les ravitos.  3 groupes de vitesses sont formés avec un guide pour chacun, mais on passe de l’un à l’autre si l’on le souhaite et il nous arrive assez souvent de rouler avec un autre groupe. Les itinéraires ont été travaillés pour nous amener par de belles petites routes à traverser de beaux villages ou sites.

Je suis en général la seule française du groupe qui s’exprime en anglais. Les participantes sont très diverses : elles viennent d’un peu partout dans le monde : USA, Angleterre, Ecosse, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Belgique, Australie, Islande… et cette année Italie. Les âges vont de 30 à 65 ans, les niveaux sont aussi très différents, allant de l’ancienne pro américaine à la mémère à vélo comme moi ! Mais le mot d’ordre est la bienveillance, le soutien et finalement la camaraderie : Comme l’a exprimé avec humour Milly dans son discours de clôture cette année :  qu’ayant pris l’habitude de soulager nos vessies ensemble sur le bord des routes, nous sommes devenues des sœurs de route !

Je me suis inscrite au premier séjour totalement par hasard : au sortir du Covid, j’ai vu une pub internet pour une rando de filles dans les Dolomites et j’avais très envie d’aller dans les Dolomites mais redoutait la difficulté du dénivelé : Être entre filles me rassurait ! En arrivant, je ne connaissais personne, alors que la plupart des filles se connaissaient pour partager un entrainement sur Zwift tous les mercredi soir à 19h ou pour faire partie de la même équipe de compétition sur Zwift , les Crushpod. Au fil des années, j’ai plaisir à y retrouver des amies et à découvrir quelques nouvelles têtes.

Le séjour cette année commençait à l’aéroport de Venise, ou un bus est venu nous chercher pour nous emmener au lieu de départ, une station balnéaire à 50km au nord de Venise : Caorle . Après avoir remonté nos vélos ou réglé les vélos loués et récupéré nos goodies, nous sommes heureuses de nous retrouver autour d’un Spritz pour le briefing.

Le premier ride sera de 100km totalement plat dans la plaine du Po, sur des petites routes, longeant des canaux, dans la campagne. Nous traversons Torviscosa, berceau de l’industrie de la viscose transformé en camp de travail sous les fascistes, Aquileia, site romain avant de rejoindre la belle ville de Montefalcone.

Le lendemain, 76km plus vallonné : nous commençons à monter jusqu’à un mémorial sur la guerre des tranchées de 14/18 avant d’arriver dans la région viticole du Collio connue pour ses crus réputés ( Jermann, felluga, Villa Russiz.. ) avant l’atteindre la grande ville du Frioul Goriza, ville coupée en 2 (une partie italienne, une partie Slovène), pour un arrêt pâtisserie. Nous continuons dans le vignoble, parfois en Italie, parfois en Slovénie jusqu’au ravito, installé devant le domaine Jermann, qui nous offre une dégustation de ses vins, avant d’atteindre l’hotel à Buttrio ou Alexandra, docteur en médecine, anime une présentation sur les recherches concernant la nutrition des femmes cyclistes.

Le troisième jour est un peu plus difficile : 103km et 1560 de D+ : nous longeons la frontière slovène avant de rentrer en Slovénie au sommet d’un col. Une descente vertigineuse nous amène ensuite au lac Soci à la merveilleuse couleur turquoise (assortie à la couleur de nos maillots de l’année), puis la très belle vallée de la rivière Soca, à la couleur extraordinaire. Après un arrêt à Tolmin et les chutes de Boka, nous arrivons à Bovec, qui est une station de ski slovène ou nous arrivons trempées.

Le lendemain (113km et 1430de D+), nous commençons par une cote de 15km à 5% qui nous ramène en Italie, Après une longue descente, nous suivons une magnifique piste cyclable qui part de Salzbourg pour rejoindre la mer, avec des ponts, des tunnels, au bord d’une rivière émeraude, avant de la quitter pour 30km contre le vent. Après le village de Tolmezzo, nous arrivons à l’hôtel à Arta Terme ( station de ski) ou le briefing du soir nous apprend qu’une forte pluie est prévue pour le lendemain. Les plans changent, beaucoup abandonnent l’idée de l’ascension du Zoncolan (que je n’avais même pas envisagée !), et un itinéraire bis raccourci est adopté.

Dernier jour de vélo, prévu sous une grosse pluie… en réalité nous en aurons peu ! Seules les 3 plus affutées affronteront le Zoncolan (Nan, américaine, Mim, anglaise et Maena, italienne). Nous aurons la chance de suivre de belles routes empruntées par le Giro le lendemain, de traverser San Daniele, connu pour produire le meilleur proscuitto du monde.  Nous arrivons au très bel golf ressort de Villaverde ou après avoir empaqueté nos vélos, un pot d’adieu nous attendait avant le diner. Demain, un car nous ramènera à l’aéroport !

Tout est organisé pour notre confort, les circuits sont magnifiques mais pas trop exigeants et j’ai un vrai plaisir à retrouver ces amies disséminées dans le monde ! Ce séjour constitue pour moi de vraies vacances, avant d’affronter d’autres aventures plus rudes cette année.

Agenda: Parcours pour le Dimanche 14 juillet

Jul
14
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:

Diagonale Brest-Perpignan Jean-Luc, Denis & Thierry 23 au 26 Mai 2024

1. Ça commence par un message (J – 4 mois)

Début février 2024, whatsapp m’annonce l’arrivée d’un message. Il va structurer mon planning cycliste des mois suivants.

Ce message, je l’ai perdu depuis, par la faute d’un téléphone qui a mal vécu une randonnée sous la pluie (les 48 heures recouvert de riz n’y ont pas suffi, il n’a pas voulu redémarrer).

Cependant, je m’en souviens. En substance, il indique : « Salut Thierry. On ne s’est pas vus depuis longtemps. J’envisage de faire la diagonale Brest – Perpignan fin mai, je te propose de la faire avec moi. C’est un exercice qui se fait bien en solo mais à plusieurs c’est encore plus sympa »

Il est envoyé par Denis, l’un des hyper-spécialistes de la longue distance au sein du club, super organisé, super endurant, super régulier …

Bien sûr que ça me tente, mais pourquoi moi ? C’est un honneur que, du haut de ses 7 diagonales (je l’ai appris depuis), Denis me pense capable de faire plus de 1000 kilomètres, moi qui ne suis pas allé plus loin que Carhaix au retour de Brest en 2023.

Bien sûr que j’accepte, j’adore l’idée, partir de Brest et me retrouver à Perpignan à la seule force de mes jambes, ça me donne le vertige …

2. « Tu prends un sac à dos ! » (J – 2)

La veille du départ pour Brest, nous avons rendez-vous au local du club pour un dernier briefing, Denis, moi et Jean-Luc qui s’est joint à l’équipe entretemps. Jean-Luc, c’est une autre légende dans mon panthéon des cyclotouristes, pour sa capacité à rouler vite, très vite, longtemps, très longtemps.

Avec ces 2 équipiers, je suis plus que bien entouré, c’est comme si on proposait à un junior de faire une étape du Tour avec Jonas et Tadej. Bon, j’exagère un peu mais pas tant que ça.

Briefing donc.

Bien sûr qu’il faut prendre le gilet réfléchissant et la frontale ! (je me sens presque honteux d’avoir posé la question …)

Oui, crème solaire, mini-cadenas pour le train de retour

Et la question tombe : « tu as installé les sacoches sur ton vélo ? »

Je sens bien que je vais dire quelque chose qu’ils n’attendent pas mais je réponds : « Ben non, je vais prendre un sac à dos »

Je lis la consternation dans leur regard : Mais dans quelle galère il va nous mettre celui-là ?

Les questions fusent : quand tu as fait tes BRM, tu avais un sac à dos ? Ben oui. Et ça ne t’a pas posé de problèmes ? Ben non

On invoque les statistiques : « Sur Paris Brest, il y a moins de 10% de gens qui ont un sac à dos ». Le chiffre descendra plus tard à 5%, puis même à 2% en cours de parcours.

L’argument d’autorité arrive bientôt : « Les vieux de la vieille disent toujours que le poids, il faut le mettre sur le vélo plutôt que sur le bonhomme ».

Je m’accroche à ma solution (le Breton est un peu entêté), de toutes façons, je n’ai pas le choix, je ne vais pas acheter des sacoches maintenant.

Mais je sens bien que je suis le Padawan de la bande. Et que j’ai plutôt intérêt à ne pas avoir mal au dos durant notre balade.

3. Le choix de l’hôtel (J – 1)

On se répartit les rôles pour l’organisation.

Mais je ne suis pas le plus investi dans cette mission, j’ai 2 collègues qui ont l’habitude de sillonner les routes de France dans tous les sens, en groupe ou en solo, sans jamais de problème d’organisation.

Je leur laisse le gros du travail et je reste dans les roues. La feuille de route prend forme sous leur impulsion : le nombre de kilomètres par jour, les heures de départ, (4h30, c’est un peu tôt, non ?), le lieu des repas, le choix des hôtels.

On fait valider le choix de l’hôtel en fin de jour 2 par Bertrand, un autre multi-randonneur du club : certes c’est un relais routier le long de la RN10, très prisé des camionneurs espagnols, mais on y mange bien et pour pas cher, et on y dort confortablement. Je confirme. J’ai bien mangé et bien dormi (mais pas assez …)

On me délègue quand même le choix de l’hôtel à Brest. J’essaie de ne pas faire de bêtise, je contacte plusieurs hôtels proches du commissariat, et je fais le choix d’un hôtel d’une chaîne que je connais.

J’informe mes collègues de mon choix, pas d’objection.

Mais la question tombe la veille du départ : « Tu as pris l’hôtel de Brest en regardant une carte à plat ? »

Et là je comprends l’erreur : l’hôtel est proche du port de commerce, à 0 mètres d’altitude, ou presque. Le commissariat où nous devrons valider le début de l’aventure est quelques dizaines de mètres plus haut. Rien à l’échelle des 9500 mètres que nous allons devoir nous enfiler durant ces 4 jours, mais le diable se cache dans les détails.

Petit padawan, va !

4. La pluie, une légende bretonne (Jour 1)

On part de Brest et, en ce matin du Jour 1, la météo promet d’être … bretonne : pas excessivement humide mais pas totalement sèche non plus. On échappe aux nuages jusqu’à la pause petit-déj de Huelgoat.

Mes compagnons consultent leurs applications de météo : « En pédalant fort, on a des chances de devancer les nuages qui nous poursuivent »

Ce que nous faisons durant toute la matinée et qui nous amène à atteindre notre lieu de déjeuner (Locminé) un peu en avance sur les prévisions, et sous le soleil.

Nous prenons une table en terrasse et gagnés par la confiance liée au beau temps revenu, nous ôtons quelques couches de vêtements, nous sortons les lunettes de soleil. Je me vois même mettre de la crème solaire pour me protéger durant cette après-midi qui promet d’être chaude. J’entends un : « Normalement, on ne devrait pas avoir de pluie jusqu’à Perpignan »

C’est beau la confiance.

30 minutes plus tard, je finis mon dessert à l’abri d’un parasol qui menace de céder sous le poids de l’eau. Nous nous protégeons tant bien que mal, nous nous rhabillons un peu, et nous attendons quelques minutes.

Mais la pluie n’était pas prévue au programme, et le plan de route, c’est le plan de route. Il est l’heure de repartir mais il pleut vraiment beaucoup.

2 stratégies s’affrontent : « On attend que ça s’arrête, ça ne va pas être long » (Jean-Luc ») et « On repart, on ne va pas s’arrêter pour de la pluie » (Denis)

Et même un début de polémique : « Partez devant, j’ai le tracé jusqu’à l’hôtel », « Ben non, on roule ensemble ». Le Padawan ne prend pas parti …

La raison l’emporte, l’option « Respect du plan de route » prend le dessus et nous reprenons notre course. Sous la pluie … qui ne nous quittera pas durant 3 heures.

Jusqu’à La Roche Bernard où nous faisons une pause et où le soleil se met à briller, pour de bon cette fois-ci.

La Roche Bernard, dernière commune avant de quitter la Bretagne …

Ça y est, on peut le dire, on n’aura plus de pluie jusqu’à Perpignan.

5. Ce soir, on dîne avec Laura (fin du Jour 1)

On atteint notre hôtel de Saint Nazaire : près du parcours, une salle pour entreposer les vélos et nos vêtements mouillés, une suite avec 2 chambres, ce qui permet d’isoler l’élément ronflant de la bande. Parfait !

Et un accueil super sympa de la part de Patricia qui parle d’elle à la 3ème personne : « si Patricia vous dit ça, vous pouvez la croire », « Patricia a toujours raison », …

Le tout avec un accent qu’on a du mal à identifier, hésitant entre pays de l’Est et Espagne. Même si on n’a qu’une journée de vélo dans les jambes, on a déjà perdu quelques facultés.

On décide de dîner à l’hôtel, c’est plus simple et le diagonaliste de base n’est pas toujours habillé avec le plus grand chic quand il a fini sa journée de vélo.

On prend une bière, enfin 2 d’entre nous, le 3ème a fait vœu de ne boire que de la « San P » jusqu’à l’arrivée.

On se donne des trucs de diagonaliste aguerri ou en devenir : « En fin de journée, il faut mouliner, comme ça tu prépares au mieux la journée du lendemain »

La pizza est préparée sur place, mais la garniture est très épaisse et trop grasse.

Le dessert est avalé sans entrain.

Mais Denis et moi dînons en compagnie de Laura, alors que Jean-Luc rate le spectacle et lui tourne le dos.

Laura ? C’est Laura Fernandez. Elle chante pour nous durant les 60 minutes de notre repas, l’écran devant nous passant en boucle des extraits de ses concerts sans doute les plus réussis, et montrant une artiste souriante, habillée de couleurs vives, aux épaules et aux jambes plus ou moins dénudées.

Je ne la connais pas, on se renseigne, c’est une chanteuse de « soft rock ». Elle est d’origine espagnole. Comme Patricia.

6. Le pont de Saint Nazaire (début du Jour 2)

Depuis que Denis nous a envoyé le parcours, ça me trotte dans la tête : on va franchir le pont de Saint Nazaire !

3300 mètres de long et 68 mètres de haut

Ça ne représente pas grand-chose pour mes collègues mais dans ma famille, le point de Saint Nazaire, c’est un repoussoir, le truc qu’on essaie d’éviter à tout prix.

Enfin surtout pour mon père : il a le vertige, un bon gros vertige bien corsé, de celui qui vous fait transpirer même en voyant la photo d’un trapéziste.

Le problème, c’est que j’ai vécu mes 20 premières années près de Rennes et qu’on allait assez fréquemment en vacances sur la côte atlantique. Avec un chemin tout tracé : celui qui fait passer sur LE pont.

Mais pas chez nous ! On évitait soigneusement les 68 mètres d’altitude, préférant faire plusieurs dizaines de kilomètres en contournement.

Alors 30 ans plus tard, même si je ne suis pas moi-même soumis au vertige, il reste quelques traces et je me demande comment je vais faire pour franchir le pas et être – peut-être – le premier de la famille à affronter le « monstre ».

On part tôt en ce début de Jour 2, 4h30, c’est marqué dans le plan.

Le pont se dresse devant nous dès les premiers kilomètres, Jean-Luc et Denis roulent devant, je fixe leurs lumières arrière pour éviter de regarder sur le côté, ça monte un peu, le revêtement n’est pas des plus agréables mais c’est finalement une route normale … que je passe les mains en haut du guidon, tout à ma victoire intérieure.

Même pas peur.

7. « Je ne veux rien savoir ! » (Jour 2)

Le 2ème jour se passe bien, on retrouve un temps ensoleillé et même chaud. La cadence est conforme aux prévisions, même un peu mieux mais j’apprends que c’est fait pour, on prévoit des vitesses de roulage volontairement minorées, ça évite les baisses de moral.

Nous arrivons à Nalliers (km 411) un peu avant midi, il est trop tôt pour déjeuner dans le bar restaurant que nous ciblons mais le patron est d’accord pour nous faire des sandwichs

L’après-midi continue sur le même mode mais nous nous rendons bientôt compte que déjeuner d’un sandwich un jour de diagonale n’est pas suffisant. Le plan de route ne prévoit pas de pause à Saint Jean d’Angély (km 495) mais il faut faire quelque chose : la boulangerie qui nous accueille ne pensait sans doute pas faire autant de vente avec seulement 3 clients, tout y passe, sucré comme salé.

Et la boulangère doit nous trouver bien fatigués : elle va chercher des chaises pour que nous puissions nous assoir pendant cette pause improvisée.

La suivante (Cognac – km 531) est prévue au programme mais elle dure plus longtemps que les 15 minutes réglementaires, il faut cette fois s’hydrater.

Nous évoquons les 35 kilomètres restants jusqu’à l’étape du soir.

Denis indique qu’il reste 3 montées, 2 faciles et 1 dure et je demande pourquoi on a besoin de savoir ça.

J’ai rencontré 2 types de cyclotouristes au club, ceux que transforment tout en données chiffrées et les autres. Pour les premiers, la vitesse, le D+, le vent et la force du vent sont bien sûr importants mais également le nombre de montées, le nombre de minutes de pluie, le % de participants qui ont fini dans les temps, le temps d’arrêt lors des pauses, …

Je ne suis pas de ceux-là et je me serais bien contenté de savoir qu’il y avait 35 kilomètres à faire. Qu’il y ait des côtes à affronter, je m’en rendrai compte suffisamment tôt, elles s’imposeront de toutes façons sous mes roues.

A partir de maintenant, je préviens mes compagnons de route : « je ne veux plus rien savoir ! »

8. Vaincus par les chihuahuas (Jour 3)

Le parcours est vraiment plus vallonné. Je soupçonne Denis d’avoir cherché toutes les montées possibles et de les avoir intégrées à « son » parcours. Parce qu’avec la fatigue et toutes ces montées, le parcours devient « son » parcours, je me désolidarise totalement.

Ce sera la même chose en fin de ce jour 3 quand le parcours empruntera longuement une voie verte (très bonne idée !) mais avec des chicanes tous les 500 mètres, des chicanes si serrées que je pose le pied à terre à chaque fois, quand mes 2 compagnons passent aisément, j’ai même l’impression que c’est un jeu pour eux.

Retour en début d’après-midi, le rythme se fait plus saccadé, on enchaîne les montées, on subit le soleil et on cherche des bonnes raisons de faire des pauses.

Justement, Jean-Luc repère un cimetière dans une montée, avec un parking en pente, une bonne occasion de remplir les bidons certes, mais également de soulager temporairement les fesses et les cuisses (promis, je n’ai pas mal au dos).

Denis qui nous suit à quelques dizaines de mètres fait signe qu’il continue sa route et qu’on le rattrapera plus tard. Il est comme ça Denis, il n’est pas d’origine italienne pour rien : qui va piano va sano …

Nous trouvons le robinet (il faut grimper pour l’atteindre), remplissons les bidons, redescendons avec les cuisses bien raides (une dame me dit que je donne l’impression de « marcher sur de la neige ») et reprenons nos vélos.

Deux chemins sont possibles : redescendre le parking sur quelques dizaines de mètres et reprendre la route là où on l’a laissée

Ou tenter le fond du parking, il semble que ça débouche un peu plus haut sur la route et ça nous ferait gagner quelques mètres de grimpette.

Bien sûr, on tente le fond du parking.

Mais une horde de chihuahas déferle de nulle part, aboyant, gesticulant, semblant protéger l’accès. Au moins 10 kilos à eux 4 mais un nombre de décibels assez impressionnant pour d’aussi petits modèles.

Jean-Luc est le premier à faire demi-tour (non, je ne dénonce pas), je me rallie courageusement à sa décision et nous reprenons la route avec quelques mètres de D+ supplémentaires … mais les mollets intacts.

9. Le taquet de 400 mètres à 15% (Jour 4)

J’en ai entendu parler pour la première fois lors du briefing de veille de départ : « j’ai étudié la trace, il y a un taquet de 400 mètres à 15% le jour 4 ».

La rencontre est même géolocalisée : « ce sera au kilomètre 144 ».

Et ma capacité à surmonter l’épreuve est mise en doute : « t’es en 28 à l’arrière ? pas sûr que ça passe ! »

Ça fait 4 jours que je vis avec la promesse de ce moment difficile à venir, qu’il faudra affronter avec la fatigue accumulée et – peut-être – la chaleur que j’associe systématiquement au Sud de la France.

Je ne dis rien, mais je compte les kilomètres restants avant LA rencontre. Peut-être que mes compagnons y pensent aussi, même si aucun ne l’évoque.

On passe un col (plutôt gentil), on se lance dans la descente. Encore 10 kilomètres … 5 … 2 … 1 … 0 … -1 …-5

Ben, il est où le taquet ? Ne me dites pas que j’y ai pensé depuis des jours et qu’il se défile là, comme ça, au dernier moment …

Nous sommes dans les gorges de Galamus, lieu que je découvre et qui offre de superbes paysages.

Les gorges sont étroites et profondes, la rivière est 60 mètres plus bas, il y aurait effectivement un taquet de 400 mètres à 15% si nous devions monter de la rivière jusqu’à la route.

C’est un bug d’OpenRunner nous explique Jean-Luc, il n’y a jamais eu de taquet.

Quand je dis que je ne veux rien savoir …

10. Du bleu pour la photo (fin du Jour 4)

La coutume au sein du club – je l’apprends à cette occasion – veut que l’apprenti diagonaliste soit préposé à la validation des carnets de route au commissariat de la ville d’arrivée.

Je suis donc chargé de cette tâche qui peut s’avérer plus ou moins aisée en fonction de la personne à l’accueil du commissariat : on me raconte qu’il faut parfois parlementer longtemps, demander et obtenir l’appel du chef, voire du chef du chef … jusqu’à l’obtention du coup de tampon salvateur.

A Perpignan, c’est un peu différent : nous ne sommes pas encore descendus de vélo qu’on nous accueille les bras ouverts : « Tiens voilà des diagonalistes ! ça va ? vous venez d’où ? »

Autant dire que le bizutage se passe pour le mieux, le coup de tampon n’est pas loin.

On prévient le chef, je ne connais pas son grade (peut-être commissaire ?) mais il n’a pas d’uniforme. Il s’intéresse aux Diagonales, on lui raconte les 6 villes (non, non, Menton n’est pas en Suisse), l’explication de la non-contiguïté des villes de départ et d’arrivée est plus compliquée (on doit être fatigué) mais on y arrive. Tout est consigné dans le cahier du chef qui promet d’en référer au responsable de la communication.

Mais en attendant, « on va faire une photo, on va vous chercher du bleu ». Le chef rentre dans le commissariat et revient avec des collègues en uniforme (bleus, donc).

On prend la pose, façon équipe de foot.

On a gagné !

11. Epilogue (J + 1 mois)

On est rentré par le train de nuit, on a soigné quelques bobos, on a expliqué aux amis qui nous ont pris pour des fous.

J’ai aimé rédiger ce compte-rendu qui m’a replongé dans cette aventure de 4 jours.

Alors, bien sûr, il y a plein d’autres souvenirs dans ma tête et dans celle de mes deux compagnons.

Comme cette crevaison en début de jour 2, la seule, qui a freiné ma progression sur le seul kilomètre un peu caillouteux du parcours. Déjà, je commençais à critiquer intérieurement le « parcours de Denis ».

Ou ce déjeuner du jour 3 en plein marché typique à Villereal : Denis a fait le tour des restaurants de la place pour chercher du foie gras car il paraît que le foie gras est un ingrédient essentiel lors d’une diagonale, pas autant que la « San P » mais presque. On a fini dans une (très bonne) pizzeria .

Et cette lune rousse qui nous a accompagnés chaque matin du côté de notre épaule gauche.

Pour finir, je veux remercier mes 2 chaperons sans qui je ne me serais pas lancé dans l’aventure.

Ils m’ont persuadé que je pouvais tenter le pari, et je suis prêt à recommencer. Mon sac à dos aussi.

Agenda: Parcours pour le Dimanche 30 juin

Jun
30
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 29/06/2024 : BRM 600 des Volcans par 00128 – AUDAX CLUB PARISIEN
    Adresse: SALLE DES FETES, , NEVERS
    Distances: 600.0/
  • 30/06/2024 : RALLYE D’ETE DE CHEVILLY par 07256 – ELAN DE CHEVILLY LARUE
    Adresse: FERME DU CHATEAU, , CHEVILLY-LARUE
    Distances: 40.0/64/100/

Agenda: Parcours pour le Dimanche 23 juin

Jun
23
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 23/06/2024 : Balades Giffoises en vall?e de Chevreuse par 02125 – CYCLO CLUB VALLEE DE CHEVREUSE
    Adresse: STADE MONCLAR, , GIF-SUR-YVETTE
    Distances: 41.0/73/105/
  • 23/06/2024 : Decouverte du Vexin par 04497 – US CERGY CYCLO
    Adresse: GYMNASE A.MIMOUN, , CERGY
    Distances: 60.0/80/100/
  • 23/06/2024 : RANDONNEES DE LA MALMAISON par 00841 – ABEILLE RUEIL MALMAISON
    Adresse: LOCAL CLUB, , RUEIL-MALMAISON
    Distances: 41.0/62/84/104/

LA CHOUFFE 25 Mai 2024

Des Scéens dans les Ardennaises

Ils étaient sept du CTVS à s’être mêlés aux 4000 cyclos alignés sur la Chouffe Classic, du côté d’Houffalize, au sud de la Belgique. Véritable classique ardennaise, cette rando est un concentré d’ascensions à – très -forts pourcentages !

Créée en 2010, la Chouffe Classic appartient désormais au Challenge Proximus Cycling. Malgré (ou à cause) de ses parcours très exigeants, elle connaît un succès qui ne se dément pas. Ainsi, ce samedi 25 mai, pour l’édition 2024, ce sont quelques 4 000 cyclos (dont Christophe Boucheron, Arnaud Petit, Laurent Tarrieu, Cherif Korchane, Lionel Renaud, Jérôme Vanduze et Pierre Bonnet) qui ont fait le déplacement, à Houffalize, en provenance de toute la Belgique, mais aussi des Pays-Bas, du Luxembourg, d’Allemagne, d’Italie… Et donc de Sceaux !!! Rien d’étonnant à cela, la convivialité semble naturellement liée à cette organisation sans égale, qui permet de découvrir (ou de redécouvrir) les plus belles montées (et descentes) des Ardennes wallonnes. Et puis, on est, en partie, sur les routes du Liège-Bastogne-Liège, au cœur de terres chères au regretté champion belge, Claudy Criquielion (ah, La Roche-en-Ardennes !).

Les itinéraires choisis (régulièrement renouvelés) font appel aux plus grandes classiques de La Petite Reine, que ce soit en Flandres ou en Wallonie, à travers les monts et les pavées ou à travers les côtes des Ardennes. À chaque fois, la passion cycliste et la convivialité sont à l’honneur. Il s’agit d’atteindre ses propres objectifs et faire la connaissance d’autres passionnés.

Un programme très alléchant

Certes, il s’agit d’une randonnée, mais l’aspect sportif s’immisce dans toutes les têtes dès la décision prise de prendre le départ. Car s’il y a un dossard (avec quatre épingles-à-nourrice fournies), il s’agit de rouler, de s’offrir du dénivelé et de partager un petit plaisir houblonné !!!!.

L’épicentre de cette randonnée est, vous l’avez compris, le village touristique d’Houffalize (5 500 âmes, à l’année, tout de même !), dans la province du Luxembourg, en Belgique, donc ! Rien d’étonnant à cela, c’est à Achouffe, à quelques kilomètres de là, que se trouve la brasserie, qui a donné son nom à l’épreuve. Régulièrement, les circuits proposés sont revus et corrigés…

Cette année, quatre parcours (169 km, 115 km, 86 km, ou 67 km) sont proposés, pour respectivement, 2 832 m, 1 952 m, 1 477 m ou 1 090 m… Mieux vaut avoir l’âme et les mollets d’un grimpeur (ou plutôt d’un endurant puncheur) pour tenir la distance. Le dénivelé se concentre en une série de “murs” et de montées, où les pourcentages ont pour tendance de souvent osciller entre 9-10% et 18%. Le grand circuit compte pas moins de 12 montées (côte de Mormont, côte du barrage de Nisramont, col de Haussuire Sud, Samrée, Epigny, Rue Pierressart, Voie d’Aisne, Roche-à-Frène, Côte d’Odeigne, Plateau des Tailles, Mont d’Achouffe et côte de Saint-Roch). Les autres en comptent un peu moins (9 pour le 115 km, 8 pour le 86 km et 6 pour le 67 km) ! Le col de Haussuire Sud tient incontestablement la vedette ! Présent sur tous les circuits, il est présenté comme la 1e côte de Belgique. C’est en son sommet que se trouve la plaque Claudy Criquielion…

Mais au CTV Sceaux, je ne vous apprends rien, on a l’esprit au challenge. Alors notre club des sept s’est exclusivement inscrit sur le 169 km, pour une bonne partie de manivelles et plus ou moins d’aisance dans les montées (les murs ?). Mais de la joie et de la bonne humeur à tous les étages.

Dans le vif du sujet

Ledit club des sept, emmené par Jérôme, est arrivé en trois vagues et deux hébergements, dès le vendredi. Au programme retrait des dotations coureurs. Gomme de cola, gel, barre de céréale, boisson énergétique ou crackers sont associés au dossard (et ses épingles-à-nourrice !), à la plaque de cadre (pour les photos), au mémento sur l’enchaînement des montées et ravitaillements (à coller sur le cadre) et au jeton en bois, qui permettra de déguster 12 cl de Chouffe Lite à 11 km d’Houffalize, en fin de parcours.

« On a découvert cette cyclo, il y a deux ans… La grande boucle nous est devenue incontournable ! » lance Jérôme. « L’ambiance est extraordinaire et les bosses sont dures, juste ce qu’il faut ! » Arnaud, Chérif, Christophe, Laurent, Lionel et Pierre ne peuvent qu’acquiescer, d’autant qu’aux habitués se joignent quelques néophytes… Montage des vélos, fixation des plaques de cadre, épinglage des dossards. Dîner à la brasserie, retour au gîte. Extinction des feux.

En selle(s) !

Le lendemain, après un copieux petit-déjeuner, notre groupe file sur le site de départ, déjà très fréquenté où l’accueil se conjugue au plus que sympa. Photo souvenir. Le petit groupe s’élance vers 7h30, lorsque les inscrits du grand circuit ont le droit de rouler. À 9h00, “les 115” prendront le relais, ainsi de suite… Soleil – très – voilé, douceur, atmosphère humide… Pas de doute, c’est le printemps ardennais ! Des groupes de copains et des clubs se succèdent. C’est fluide. Les deux premières bosses sont enchaînées sans coup férir jusqu’à l’incontournable – et pantagruélique – ravitaillement de La Roche-en-Ardenne (km 35), où les bidons sont rechargés en eau ou boisson énergétique. Ça commence à échanger, en flammant ou en français (essentiellement) !

« Si je me souviens bien, il y a une longue et difficile montée qui arrive, sur une route pas terrible… » remarque Cherif… Pas d’erreur, il s’agit du col de Haussire (3,8 km pour 278 m de dénivelé avec des rampes à 12,61% pour 7,34% de moyenne). C’est une belle entrée en matière, qui permet de se mettre dans le rythme.

Épicuriens, les scéens

L’avancée est régulière. De montée en montée chacun prend son rythme. De nouveaux groupes se forment, au grès des conversations et des ravitaillements (Durbuy, au km 86 et Langlire au km 140). La brasserie d’Achouffe approche à grands tours de manivelles. Les clubs et les copains des premiers kilomètres s’y retrouvent autour d’un verre (12 cl) de Chouffe légère (4%), l’ambiance est ouvertement festive.

Jérôme parvient à se faire offrir quatre dégustations. Cela ne l’empêche pas, pour autant, de repartir avec un bon rythme. Un rythme que bon nombre de cyclosportifs à plein temps, aimeraient bien assurer. Il suffit de jouer du braquet…

Il reste la terrible côte de Saint-Roch (930 m pour 101 m de dénivelé avec des rampes à 22,27% pour une moyenne de 10,72%). « Ça passe sans problème, pour peu que l’on sache gérer ! » lance de nouveau Jérôme. Le village d’arrivée est bondé. Une bouteille de 33 cl est offerte à chaque participant, un t-shirt et des chaussettes sont offertes. C’est la fête.

Il ne reste plus qu’à se lancer dans l’après Chouffe… Le CTV Sceaux se la joue groupir, dans un bar d’abord, puis, en soirée, dans un restaurant à grands renforts de portions de frites… Et de verres de bière !!! De la Chouffe, bien sûr, mais aussi de La Bière des Amis !

Le lendemain, on en remettra une couche, avec d’abord, le jeu de la capsule de café, puis un déjeuner dans une barraque à frites. Et puis retour au bercail !!!

Agenda: Parcours pour le Dimanche 16 juin

Jun
16
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 15/06/2024 : BRM 300 Nanas par 00128 – AUDAX CLUB PARISIEN
    Adresse: MAIRIE, , PANTIN
    Distances: 300.0/
  • 15/06/2024 : A travers Vexin et Pays de Bray Souvenir Michel ROMARU par 01852 – UNION SPORTIVE AUVERS OISE
    Adresse: PRE ROMAIN SALLE POLYVALENTE, , AUVERS-SUR-OISE
    Distances: 150.0/100/
  • 15/06/2024 : BRM 200 Nanas sur 200 km par 00128 – AUDAX CLUB PARISIEN
    Adresse: FOYER DES SPORTIFS, , PANTIN
    Distances: 200.0/
  • 15/06/2024 : Les Jeux du Val de Marne par 094 – CODEP VAL-DE-MARNE
    Adresse: SALLE POLYVALENTE, , CHAMPIGNY-SUR-MARNE
    Distances: 30.0/
  • 16/06/2024 : La Limourienne – 6e et dernier troph?e du comit? par 06724 – CYCLO CLUB DE LIMOURS
    Adresse: STADE LANGRENAY, , LIMOURS
    Distances: 35.0/75/95/110/
  • 16/06/2024 : Les Jeux du Val de Marne par 094 – CODEP VAL-DE-MARNE
    Adresse: STADE MONCLAR, , CHAMPIGNY-SUR-MARNE
    Distances: 40.0/60/90/