Agenda: Parcours pour le Dimanche 02 août

Aug
02
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:

Agenda: Parcours pour le Dimanche 26 juillet

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26
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:

Agenda: Parcours pour le Dimanche 05 juillet

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05
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Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 05/07/2026 : Rallye d’Et? de Chevilly Larue par 07256 – ELAN DE CHEVILLY LARUE
    Adresse: , , CHEVILLY-LARUE
    Distances: 39.0/64/102//

Challenge du Tourmagne du 3 au 9 juin 2026 Daniel Vaillant

J’ai toujours aimé les randonnées itinérantes à vélo de quelques jours et suis converti au gravel depuis deux ans, j’avais repéré le Challenge du Tourmagne, qui est une grande traversée gravel de Melun à Nîmes (plus de 950 km et plus de 11500 m de dénivelé positif) organisée par l’association du même nom. Cette traversée peut aussi se faire sous la forme du Brevet du Tourmagne organisé par l’Audax Club Parisien avec un départ groupé (le 22 août cette année).

N’étant pas disponible fin août, j’ai opté pour un départ en solitaire début juin et j’ai prévu de faire cette traversée en sept étapes, en prévoyant d’aller en camping ou de bivouaquer sur le parcours, solution pour moi la plus souple, puisqu’elle permet de rouler tôt le matin et tard le soir. Bien sûr cela impose un peu de poids supplémentaire : en plus de mon petit duvet (750 g), j’ai pris le double toit d’une vieille tente « canadienne » (1200 g avec mats et piquets) qui m’aura été assez utile.

Le vélo est lourd : 21 kg sans nourriture et sans les bidons. Je n’ai pourtant pas grand-chose de superflu : tout me servira sauf une lampe prise en cas de nécessité de rouler la nuit, une petite batterie de secours et le maillot de bain ! Le vélo seul pèse 11 kg, il est alourdi par mes quatre sacoches : ma sacoche de guidon, la sacoche de selle de 18 L à laquelle j’ai ajouté un petit stabilisateur très efficace, une petite sacoche au-dessus du tube de cadre horizontal qui contient un chargeur USB branché à ma roue dynamo, la batterie de secours et la connectique et enfin une petite sacoche sous le tube horizontal qui contient principalement un vêtement à manches longues en cas de besoin dans la journée. J’ai aussi, fixée à l’un des fourreaux de la fourche, une bâche de chantier prévue pour emballer, avec quelques accessoires, le vélo pour mon retour en TGV (800 g de plus) ; cette bâche me servira aussi de tapis de sol.

Pour me donner un jour de marge, j’avais décidé de me donner un huitième jour et annoncé aux organisateurs un départ le mardi 2 juin, mais face à la pluie et aux orages prévus ce jour-là, je reviens à mon choix initial et démarre le mercredi 3 juin.

J1 Melun- La Charité sur Loire (218 km, D+ 1490 m). Départ un peu avant 7 h de la gare de Melun atteinte par le RER R depuis la gare de Lyon où je suis allé à vélo (11 km en plus). Il a plu la veille et c’est heureux car du coup les parties sableuses dans la forêt de Fontainebleau portent un peu mieux. Etape globalement roulante, en partie sur le parcours de « la Scandibérique ». Je suis bien content lorsque la trace longe le canal du Loing ou le canal de Briare sur la voie verte ; sur les chemins c’est souvent plus difficile. Mon GPS en charge m’indique régulièrement « perte de l’alimentation extérieure », ce qui m’inquiète. Je vérifie plusieurs fois les branchements, achète un nouveau câble à Montargis… Finalement je réussirai à toujours charger mon téléphone et mon GPS… n’arrivant toutefois pas à atteindre la charge complète sur les deux étapes les moins roulantes. Dans l’après-midi un bruit de transmission me préoccupe aussi et je me dis que cela ne va pas être très agréable de rouler sept jours avec ce bruit. En fait c’est tout simplement la roue arrière que je n’ai pas assez serrée lorsque j’ai changé de pneu ! Ravitaillement à Chatillon sur Loire car après ce sera trop tard. Les abords de Sancerre sont très raides même sur la route et comme cela ne suffit pas, la trace prend des chemins encore plus raides. Première poussée du vélo le long du cimetière… mais une fois dans le centre de Sancerre je suis applaudi par une jeune femme assise à la terrasse d’un café ; toujours bon à prendre ! Malgré l’heure tardive je décide de respecter mon programme, bien ralenti par un vent bien fort qui ne me quittera pratiquement pas jusqu’à la fin du voyage, et d’aller jusqu’au camping de La Charité que j’atteins à la nuit tombante (message pour le responsable sécurité : le gilet jaune avait bien été enfilé). Le camping est fermé par un portillon avec un digicode, un panneau annonce qu’il est strictement interdit de s’installer en dehors des heures d’ouverture du bureau. Heureusement de jeunes Allemands ont pitié de moi, ils m’ouvrent le portillon et me donnent le code… Je peux donc monter mon double toit non loin d’un randonneur qui est sur la Scandibérique, et prendre une bonne douche. Il pleuvra un peu plus tard.

J2 La Charité – Ebreuil (178 km, D+ 1600 m) Départ 6 h 40. En sortant du camping je tombe sur trois cyclistes qui sont sur « la vie de château », une grande traversée de France de Stéphane Gibon cette année de Montpellier à Angers. Plus tard à Nevers difficilement atteint par des chemins pas bien roulants je rencontre trois autres cyclistes dont une femme qui sont aussi sur « la vie de château ». La trace longe la Loire puis rejoint la voie verte le long du canal latéral à la Loire. Enfin ça roule un peu, mais je m’arrête déjeuner alors que je n’ai même pas fait 70 km. De la pluie dans l’après-midi et encore des parties peu roulantes après Moulins le long de l’Allier. Je progresse beaucoup moins rapidement que prévu. Je finis par atteindre Saint Pourçain sur Sioule et m’arrête dans la même pâtisserie qu’un an avant dans le cagnard de la fin du BRM 600 des Volcans. Souvent de belles vues lointaines en approchant de Charroux atteint par des pentes bien raides, heureusement sur goudron. Très joli village où je profite d’un point d’eau parfait pour un rafraichissement et le lavage de mon maillot qui séchera bien vite sur moi car il fait de nouveau beau et chaud. Je pensais atteindre rapidement le camping d’Ebreuil, mais la descente de Charroux dans les herbes hautes n’est pas très agréable. Le gérant du restaurant du camping veut bien que je m’installe à condition de laisser ma carte d’identité jusqu’à l’ouverture du bureau le lendemain vers 9 heures… donc je renonce et m’installe à presque 21 h dans un jardin public au bord de la Sioule, pas mal caché par un bosquet.

J3 Ebreuil – 15 km après Issoire (147 km, D+ 2230 m) Départ à 7 h, une boulangerie est ouverte. Très vite je trouve des pentes raides et des chemins bien caillouteux. Dans certaines descentes je me dis que nos vélos sont solides pour supporter ce qu’ils endurent. Attention si la sacoche de guidon n’est pas bien fermée, je perdrai comme ça une mitaine.

Alors que je me suis arrêté car une partie de mon déjeuner a été éjectée sur un chaos, je suis rattrapé par un vététiste qui est sur la GTMC (Grande Traversée du Massif Central) que j’avais parcourue en 2009 de Clermont-Ferrand à Montpellier. Nous bavardons un moment et échangeons sur la qualité des chemins que nous empruntons. Bien sûr ça y est, le Massif Central est bien là, avec ses volcans, en particulier le Puy de Dôme tout proche et des vues magnifiques. Je décide dès que cela devient trop raide de ne pas insister et de pousser le vélo : ça va à peine moins vite et c’est beaucoup moins fatigant et par chance j’ai des chaussures qui ne sont pas inconfortables lorsque je marche.

A Clermont je dois régler le dérailleur avant, heureusement j’ai pensé à prendre la petite clé alène qui permet ce réglage en plus de mon outil multifonctions qui ne commence qu’une taille au-dessus…

En route vers Issoire je vois que Julien G, l’un des organisateurs du Challenge m’a envoyé un message pour savoir si je suis bien parti. Je lui réponds que c’est difficile, que les chemins sont caillouteux et peu roulants avec des pentes raides, surtout avec un vélo chargé. Il me répondra que si les dénivelés à venir sont pires, j’ai cependant fait le plus dur en termes de chemins peu roulants et cela s’avérera exact. En consultant le site du Tourmagne je réalise aujord’hui que nous sommes quelques-uns au CTVSceaux à connaitre Julien qui est un grand gars qui roule en fixie, que nous voyons sur certains brevets ; il était là avec son fixie sur le 200 de Sceaux 2026 !

Après Issoire, réalisant que Lempdes sur Alagnon que j’espérais atteindre est un peu loin, je passe devant de beaux coins de bivouac mais ayant repéré un cimetière, je continue dans l’espoir de faire une bonne toilette. Hélas celui-ci est fermé et maintenant je suis proche de l’A 75. Dès que je m’en suis un peu écarté, je trouve un endroit agréable au sortir d’un petit village et décide de bivouaquer sans monter la tente. Je voyage avec un micro-paquet de petites lingettes (50 g le paquet de 20) bien pratiques en l’absence de point d’eau pour faire un brin de toilette avant de se coucher !

J4 Issoire (15 km après) – Albepierre (97 km, D+ 2020 m) Départ avant 6 h 30.J’arrive assez facilement à Lempdes sur Alagnon où je trouve une boulangerie et un café (assez douteux…). Puis remontée très agréable des gorges de l’Alagnon d’abord par une route en pente douce puis sur l’autre rive par une très petite route qui suit une voie ferrée. Un peu plus tard dans un camping fermé un gars m’ouvre les sanitaires et m’offre un café. Après l’Alagnon, ça monte vers le sud-ouest du Cézalier. C’est raide, mais ça monte ! une grande partie de l’étape d’aujourd’hui est au-dessus de 1000 m d’altitude et culmine à plus de 1300 m au col de la Molède. Très beaux paysages. Lors de ma pause déjeuner près d’une fontaine je rencontre un couple de bikepackers Suisses qui font une grande randonnée en France et qui comme moi peinent dans le vent. A Murat je me ravitaille pour le soir et le lendemain matin. J’ai prévu de dormir au camping municipal d’Albepierre, j’y arrive avant 17 h 30, quel confort d’arriver si tôt ! J’avais prévu une étape courte pour récupérer un peu, ce qui me permet de retrouver mon planning initial. En plus il y a un bistrot, qui, hélas ne fait plus restaurant. Pour le paiement du camping, c’est dans une boîte aux lettres.

J5 Albepierre – Lac Charpal (129 km, D+ 2450 m) Départ 6 h 35, il fait à peine 5 ° ; il fera très chaud dans la journée. J’ai un peu de mal au démarrage mais finalement j’atteins Saint Flour sans trop de difficulté. Je fais le plein de nourriture car après il n’y aura sans doute plus rien jusqu’au lendemain à Mende, d’autant que nous sommes dimanche. Le centre-ville est animé, ce qui n’est pas toujours le cas et c’est agréable. L’étape est très belle, assez difficile avec la chaleur. Pour la première fois je passe sous le viaduc de Garabit, déception à Saint Chély d’Apcher, après 75 km, de ne pas trouver le moindre bistrot ouvert. Depuis le matin mon garmin n’affiche plus les dénivelés et les altitudes cependant les dénivelés seront bien pris en compte au passage sur Strava et l’affichage redeviendra normal après le chargement de la trace suivante. En fin d’après-midi je fais le plein d’eau chez des particuliers dans le dernier hameau traversé avant le col du cheval mort (alt 1453 m) et nous échangeons sur nos qualités de vies respectives. Arrivée vers 19 h 15 au lac Charpal où j’ai prévu de bivouaquer. Pas de baignade cette fois-ci, je ne suis pas seul dans le secteur et la baignade est interdite… Bivouac sans tente près d’une table de pique-nique ; c’est très confortable et agréable.

J6 Lac Charpal – Le Pompidou (100 km, D+ 1737 m) Départ un peu après 7 h. Comme le dénivelé du jour n’est pas extrême je me dis que c’est tout bon. J’atteins Mende sans trop de difficulté et après la côte Jalabert et ses 300 m de dénivelé, je crois que c’est presque fini. Erreur terrible, c’est après que tout s’est corsé sur les contreforts du Mont Lozère. La trace redescend à environ 750 m puis sur des chemins encore une fois très raides et caillouteux remonte à 1370 m. C’est très éprouvant mais on finit par déboucher sur une vue magnifique. Une belle descente nous fait passer près de puechs surprenants. A Florac je finis par réussir à boire un coup au comptoir d’un café restaurant. C’est encore l’heure du déjeuner, pas de place pour ceux qui ne mangent pas et je n’ai pas vraiment le temps car je n’ai fait que 55 km. Après Florac le parcours emprunte une voie verte sur une dizaine de km puis monte vers Barre des Cévennes sur une route très agréable en forêt ; hélas il faut la quitter pendant quelques kilomètres sur une piste d’exploitation forestière qui ne doit pas être souvent empruntée avant de la reprendre pour arriver à Barre. Là, bonne surprise, il y a une boutique de producteurs locaux où je peux boire un coup, me restaurer un peu et bavarder avec le tenancier et des randonneurs sympas qui étaient attablés. Jolie descente et remontée sans difficulté jusqu’au Pompidou (200 habitants), sur la corniche des Cévennes. Encore une bonne surprise, il y a une alimentation et même un café ; la patronne continue son activité pour le plaisir à plus de 93 ans ! En terrasse je bavarde avec un couple de jeunes en vacances dans le secteur. Il est francilien, elle est québecoise. J’avais lu et complètement oublié que le camping (municipal) du Pompidou était plein et réservé pour la semaine par des étudiants géologues hollandais. Sur le conseil du patron de l’alimentation je m’installe dans un petit jardin pour les enfants situé juste à côté et peux profiter des sanitaires. Le soir c’est un peu bruyant mais avec la fatigue et des boules Quiès ça passe…

J7 Le Pompidou – Nîmes (100 km – 734 m) Départ à 6 h 45 Belle descente vers la vallée Borgne, petit déjeuner à St Jean du Gard. Bien sûr la fin de parcours est moins intéressante mais ce n’est pas si mal comme approche de Nîmes. Deux pentes raides tout de même et un jardin bien agréable avec des fontaines peu avant d’arriver à la Tour Magne vers 13 h 30 où je me fais prendre en photo. Je préviens Julien (et Matthieu qui a pris la suite) que je suis bien arrivé.

Un peu plus tard alors que je bois un coup dans un bistrot devant la gare, j’entends des clients qui parlent de leurs déboires avec leurs trains. Il y a eu un problème sur les voies et c’est la cohue dans la gare ; par chance mon train, après 17 h, est prévu à l’heure. Il ne me reste plus qu’à emballer le vélo et à patienter. Dans la gare je suis assis à côté d’un monsieur avec qui je finis par engager la conversation, c’est un réfugié iranien arrivé en France après la révolution de 79 et nous parlerons politique pendant un bon moment… mais ça n’a pas grand-chose à voir avec le vélo.

Remontage du vélo à la gare de Lyon, j’ai maintenant mon coin habituel, et retour à la maison. Ça y est le challenge est bien terminé !

C’est toujours un plaisir de réaliser ses objectifs. Je dois cependant reconnaître que cela a été plus difficile que prévu (comme il est dit sur le site du Tourmagne, c’est plus facile sur son canapé que sur le terrain). Je pensais finir très en avance ou traîner un peu en chemin mais en fait ça a été plutôt une lutte pour arriver dans les temps. Les récits des participants que j’avais lus n’avaient pas vraiment éveillé mon attention sur la qualité des chemins, à l’exception d’une participante qui n’en pouvait plus des cailloux. Je n’ai pas beaucoup parlé des descentes mais j’ai souvent bien serré les freins… Quand on a fini de monter la descente n’est pas toujours une franche récompense.

Par ailleurs il faut suivre précisément la trace à plus de 98 % pour valider le challenge (99,89 % en ce qui me concerne, soit 1,1 km de la trace non parcouru) et cela empêche de modifier un peu le parcours en fonction des difficultés ou des envies.

Il reste que les régions traversées sont magnifiques et que ça a été un plaisir de les parcourir, et avant de partir d’étudier l’itinéraire sur la carte (top 25 via Openrunner en ce qui me concerne) ! Un voyage itinérant à vélo c’est pour moi le top du vélo, j’adore camper et encore plus dormir à la belle étoile lorsque c’est possible. De plus cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait une randonnée de sept jours ! Enfin cette randonnée a été pleine de rencontres qui, même éphémères, ont été bien agréables. Le voyage c’est ça aussi.

Agenda: Parcours pour le Dimanche 21 juin

Jun
21
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 20/06/2026 : Dod?caudax du VCN Solstice d’?t? par 04678 – VELO C DE NEUILLY S SEINE
    Adresse: , , NEUILLY-SUR-SEINE
    Distances: 200.0//
  • 21/06/2026 : RANDONNEES DE LA MALMAISON par 00841 – ABEILLE RUEIL MALMAISON
    Adresse: , , RUEIL-MALMAISON
    Distances: 40.0/60/80/100//
  • 21/06/2026 : Balades Giffoises en Vall?e de Chevreuse – 5 EPREUVE DU TROPHEE par 02125 – CYCLO CLUB VALLEE DE CHEVREUSE
    Adresse: , , GIF-SUR-YVETTE
    Distances: 40.0/70/105/45/45/70/
  • 21/06/2026 : La Plaisiroise par 02705 – VELO CLUB PLAISIROIS
    Adresse: , , PLAISIR
    Distances: 45.0/65/90/110/25/25/70/
  • 21/06/2026 : ZIGZAG en Vexin par 00047 – CYCLO CLUB DU VEXIN
    Adresse: , , SAINT-OUEN-L’AUMONE
    Distances: 46.0/60/88/108/122/164//
  • 21/06/2026 : RANDONNEE DES 50 ANS DE L’USBSD CYCLOTOURISME par 08541 – UNION SPORTIVE DE BOIS ST DENIS CYCLOT
    Adresse: , , TREMBLAY-EN-FRANCE
    Distances: 60.0/90/40/40/60/

Agenda: Parcours pour le Dimanche 14 juin

Jun
14
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 13/06/2026 : 60?me Jeux du Val-de-Marne par 094 – CODEP VAL-DE-MARNE
    Adresse: , , CHAMPIGNY-SUR-MARNE
    Distances: 40.0//
  • 13/06/2026 : BREVET RANDONNEURS MONDIAUX 600 KM – FLINS par 05407 – UNION CYCLISTE FLINOISE
    Adresse: , , FLINS-SUR-SEINE
    Distances: 600.0//
  • 13/06/2026 : 31?me Moiss?enne par 05734 – CYCLO CLUB DE MOISSY
    Adresse: , , MOISSY-CRAMAYEL
    Distances: 160.0/200/115//
  • 13/06/2026 : SCASB – BRM 600 – 2026 par 05240 – AS BALLAINVILLIERS SECTION CY
    Adresse: , , BALLAINVILLIERS
    Distances: 600.0//
  • 13/06/2026 : Dod?caudax du VCN S03#06 par 04678 – VELO C DE NEUILLY S SEINE
    Adresse: , , NEUILLY-SUR-SEINE
    Distances: 200.0//
  • 14/06/2026 : La Limourienne par 06724 – CYCLO CLUB DE LIMOURS
    Adresse: , , LIMOURS
    Distances: 35.0/50/75/95/110//
  • 14/06/2026 : A la d?couverte du Vexin par 04497 – US CERGY CYCLO
    Adresse: , , CERGY
    Distances: 60.0/80/105//
  • 14/06/2026 : 60?me Jeux du Val-de-Marne par 094 – CODEP VAL-DE-MARNE
    Adresse: , , CHAMPIGNY-SUR-MARNE
    Distances: 35.0/60/90//
  • 14/06/2026 : RANDONNEES D’OZOIR LA FERRIERE par 01494 – VIE SPORTIVE OZOPHORICIENNE
    Adresse: , , OZOIR-LA-FERRIERE
    Distances: 55.0/85/115//

Diagonale Hendaye-Menton JL Cogen D Scala L Renaud J Vanduyse

Du dimanche 03 au mercredi 06 mai 2026

Participants : Denis Scala, Jérôme Vanduyse, Lionel Renaud et Jean-Luc Cogen

Rédacteur : Jean-Luc Cogen

Une histoire de liquides

La décision de faire cette diagonale en équipe de 4, tous membres du CT Ville de Sceaux, remonte à la fin de l’année 2025, après que Denis m’a demandé si j’envisageais d’en faire en 2026 ; Je lui parle alors de mon projet ‘Hendaye-Menton’, en réserve dans un répertoire de mon ordi depuis 2024 ; Voilà quelque chose qui l’intéresse, car ce serait pour lui l’occasion d’amorcer sa deuxième série ; Il sollicite alors Jérôme et Lionel, qui se déclarent partants, à mon grand étonnement, car ces deux-là, que je connais bien, n’avaient jusqu’alors pas manifesté un enthousiasme débordant pour ce genre d’activité ; Oui, mais voilà, ils sont, tout comme moi, inscrits pour le Paris-Nice Cyclo de fin juin et on aura tous besoin d’engranger des km avant cette échéance. Alors, pourquoi pas une Diagonale en équipe ?

Ce sera donc le début de la 2ème série pour Denis, leur 1ère pour Jérôme et Lionel, et la 3ème pour moi.

L’hiver m’a permis de peaufiner l’itinéraire (ou presque, voir plus loin), tout en construisant une feuille de route réaliste; Nous voilà donc avec une trace de 927km en 4 étapes, avec 50 minutes de marge le dernier matin, par rapport au délai de 78 heures, pour effectuer les 118 km qui séparent Draguignan de Menton.

Denis nous alerte dès l’ouverture à la réservation des TGV pour Hendaye et nous voilà tous les 4 avec une place vélo non démonté dans celui de 13h56 le samedi 02 mai, le créneau du 03 au 06 mai ayant été validé en commun pour effectuer cette traversée Ouest-Est tout en bas de l’hexagone.

Hôtels réservés à St-Gaudens, Sète et Draguignan, en plus d’Hendaye. Le jour J, aller en groupe jusqu’à la gare Montparnasse avec une température agréable et un beau soleil, que la météo prévoit beaucoup moins présent les jours suivants.

Nous ne sommes donc pas étonnés de trouver la pluie et un ciel vraiment bouché à la traversée des Landes ; Arrivée à Hendaye avec 50mn de retard pour diverses raisons, mais sans pluie ou presque, ce qui nous permet de rallier l’hôtel Santiago au sec (bon, il n’y a que 600m à faire…) ; Installation, dîner sur place au restaurant de l’hôtel (chipirons excellents quoiqu’un peu trop salés, mais les pintes ont pallié !) et au lit.

1ère étape : dimanche 03 mai 2026 – Hendaye – St-Gaudens (251km)

25,6 km/h de moyenne de roulage – D+ : 1950 m – température douce dès le matin, et qui le restera toute la journée (12° mini, autour de 18° en journée)

Vers 04h30, en l’absence de petit-déjeuner à l’hôtel et histoire d’embaumer la chambre, partage d’un camembert apporté par Denis dans ses bagages, préparation des vélos et c’est parti pour… 400 m de descente jusqu’au commissariat d’Hendaye.

Jérôme et Lionel se chargent de faire tamponner nos carnets de route; Il est 05h25 ; Pendant ce temps, j’envoie le SMS pour signifier notre départ à l’heure, et en route ; Il ne pleut plus et la route a commencé à sécher durant la nuit ; Remontée le long de la côte jusqu’à Bayonne (dommage que la nuit nous empêche de mieux en profiter), où nous attend Serge Tandil, sariste, qui nous accompagne jusqu’à la sortie de la ville. Nous nous séparons après une dernière photo.

1er contrôle à Peyrehorade (km 69) assorti d’une pause boulangerie, tout ça avec un temps encore sec et même un rayon de soleil. ‘J’ai pas de tampon, mais j’ai du scotch’, nous dit la boulangère ; On s’en sert donc pour fixer solidement nos tickets de caisse à l’emplacement qui va bien sur le carnet de route.

La petite brise défavorable ne nous empêche pas de bien avancer sur de petites routes sans dénivelé, en longeant l’Adour, puis les Gaves, au milieu des plantations de kiwis et des champs de maïs ; Rouler à 4 permet de prendre de l’avance sur la feuille de route et de s’autoriser quelques arrêts sans crainte de se mettre en retard. Belle vue sur la chaîne pyrénéenne à notre droite, avec ses sommets encore bien enneigés.

L’averse de la journée nous coupe la route une vingtaine de km avant Pau en nous obligeant à enfiler les vestes de pluie. Elle nous accompagnera jusqu’à la pause de midi (Pau, km 144).

Déjeuner et pointage dans une brasserie (roborative blanquette de veau…).

La pluie a cessé et le soleil est même revenu ; C’est donc reparti pour les 107 km restants de cette journée après s’être enduits de crème solaire (sauf Jérôme, absent à ce moment-là, et qui saura nous reprocher ce manque de savoir-vivre) ; Après Soumoulou, c’est tout de suite beaucoup moins plat, avec une succession de bosses qui nous amènent 60 km plus loin, à Tournay, pour une pause au bistrot local;

J’aurais dû en profiter pour aller acheter quelques calories au petit supermarché situé à quelques dizaines de mètres, ça m’aurait évité de me retrouver quasiment en hypoglycémie une vingtaine de km plus loin. Le vent de secteur Est, qui s’est nettement renforcé l’après-midi, a rendu ces 100km plus compliqués encore. Passage au point le plus élevé de cette diagonale, à l’altitude de 665m environ, au km 215.

Arrivée à 18h25 à l’hôtel Ibis Budget d’Estancarbon, à la sortie de St-Gaudens, en avance d’une ½ heure sur la feuille de route.

Ouf de soulagement : à part l’averse de fin de matinée avant Pau et quelques gouttes dans le final, le temps a été clément toute la journée, contrairement à ce que prévoyait la météo plusieurs jours avant ; c’est toujours ça de pris !

Douche, puis dîner dans la brasserie située juste à côté ; ‘Lessive’ pour certains d’entre nous et extinction des feux vers 21h30.

2ème étape : lundi 04 mai 2026 – St-Gaudens – Sète (285km)

26,0 km/h de moyenne de roulage – D+ : 1250m – température moyenne : 16° (13 mini au départ)

L’avantage des Ibis Budget réside dans la possibilité d’un petit-déjeuner avant un départ pourtant très matinal, ce qui permet de tenir sans problème jusqu’au 1er contrôle.

Donc, départ à 05h12 l’estomac plein, mais avec 12mn de retard sur la feuille de route, à attendre Lionel qui refaisait son paquetage pour la 3ème fois.

Jérôme devant et nous derrière pendant les 30 premiers km, effectués à plus de 30km/h de moyenne dans la vallée de la Garonne ; Un peu de circulation au départ de St-Gaudens malgré l’heure matinale, plus calme ensuite après l’accès à l’A64 ; Nous voilà revenus dans les clous de la feuille de route, et on a continué à bien avancer jusqu’au km 55, où la trace nous a fait traverser la Garonne pour attaquer une belle bosse (une des rares de la journée) sur une route très fréquentée à cette heure-là par un tas de camions et de voitures pressés d’aller rejoindre l’A64. Courte descente ensuite pour accoster à 7h30 à St-Sulpice-sur-Lèze (km 60) et pointer au bar-presse-tabac ; Comment dire ? Joli village si on coupe le son pour ne garder que l’image ! Jolie galerie couverte ancienne, mais une circulation de camions et de voitures infernale, à cette heure-là en tout cas, dont le fracas se répercute sous les arcades où nous étions installés ; Cafés et/ou chocolat chaud (pas très au point, ce dernier, semble-t-il) ; On ne s’est pas attardés plus que nécessaire. Encore une bosse pour quitter la vallée de la Lèze et on roule en direction de Carcassonne (km 160), où la feuille de route prévoyait de nous faire accoster vers 12h30. A noter une constante de cette diagonale : la plupart des voitures nous doublent en nous rasant sans se préoccuper de ce qui peut venir en face ou pas, comme si nous n’existions pas !

Entre Fanjeaux et Montréal, au km 134, Jérôme, qui roulait devant, s’est octroyé au moins 4 km supplémentaires, en prenant une ‘mauvaise’ direction ; Il avait chargé une version obsolète de la trace, que j’avais modifiée pour nous faire arriver à Carcassonne en passant par Montréal, justement. Ça monte un peu plus, mais c’est plus court de 4 km en passant par là ; Le problème, c’est qu’il a fait 2km en descente, avant de devoir les remonter pour nous rejoindre. La pluie en a profité pour s’inviter à ce moment-là, mais c’est surtout le vent d’Est qui a commencé à vraiment nous embêter; Il ne nous quittera plus jusqu’à l’arrivée à Sète en se renforçant au fil de l’après-midi.

Arrivée à Carcassonne à 12h00, en avance de 30mn malgré les péripéties de la fin de matinée; On a dû parlementer pour faire accepter nos vélos en terrasse de la brasserie que l’on visait. Qui dit Carcassonne dit cassoulet ; On a donc mangé un cassoulet (enfin, un chacun), accompagné d’un demi-pression pour 3 d’entre nous (les mêmes à chaque repas, je ne citerai pas le nom du 4ème) ;

En quittant la ville, photo devant la cité depuis le vieux pont et c’est parti pour 125 km, dont une bonne centaine avec un fort vent défavorable ; Le cassoulet a accompagné l’avancée de certains d’entre nous tout l’après-midi…

Arrivée au contrôle de Capestang à 16h00, avec seulement quelques minutes d’avance, la faute à ce fichu vent, très pénible.

On s’arrête à la boulangerie à l’entrée du bourg pour une petite collation; En l’absence de tampon pour le pointage, ce sera donc un ticket de caisse ; Pas d’adhésif cette fois, mais Jérôme nous dégotte une agrafeuse ! Récalcitrante au début, elle finit tout de même par faire ce qu’on lui demande.

Après Béziers, nous empruntons la voie verte le long du canal du Midi pendant une bonne vingtaine de km, dont 2 ou 3 de gravel ; Peu de monde sur cette piste, car le temps n’est pas folichon ; Tant mieux, on peut rouler à bonne allure sans être obligés de ralentir à tout bout de champ ; Intermède sympa après la traversée de Béziers et avant celle d’Agde, avec tout de même une alerte pluie qui nous fait enfiler les tenues ad-hoc un peu avant Agde ; Traversée de la ville à oublier, surtout pour Lionel et moi, qui nous sommes bien plantés (moi en fait, car je roulais devant) en loupant l’accès à la piste cyclable pour passer sous la D612 ; Descente du vélo sur la bretelle d’accès, un peu de portage pour retrouver nos 2 compagnons sur la piste en contrebas (‘ben alors, vous vouliez prendre la 4 voies ?’). Encore quelques km de pistes cyclables et nous voici enfin arrivés en bord de mer ; Bien agitée, cette dernière, avec un grand vent de secteur Est de plus en plus fort; C’est pas encore la tempête, mais ça souffle tout de même méchamment ; On repère un accès à la plage pour faire quelques photos et une courte vidéo 

Allez, ça va le faire, il nous reste à peine 10 km de piste le long de la Méditerranée et 4 ou 5 de plus pour rejoindre l’hôtel en passant par le port.

Sauf que la pluie décide à ce moment-là de bien se renforcer, elle-aussi ; Au fil des km, l’humidité gagne les pieds, qui finissent par être totalement trempés à force de passer dans les flaques de plus en plus étendues qui jalonnent la piste ; Le haut du bonhomme est humide, mais si ça tient comme ça les 4 ou 5 derniers km, ça ira ; Plus que 2 km, mais ça commence vraiment à se gâter ; L’apothéose est pour le dernier km, avec, d’un seul coup d’un seul, toutes les vannes du ciel qui se sont ouvertes au-dessus de nos têtes en quelques secondes, le tout accompagné d’un vent qui, pour le coup, s’est mis au diapason ; Nous sommes arrivés à la réception de l’hôtel à 19h15, dégoulinants de la tête aux pieds et frigorifiés ; Il a fallu encore parquer les vélos dans un local extérieur en finissant de se geler dans le vent et sous les trombes d’eau, avant d’envisager comment ne pas transformer les chambres en piscine ; Une douche plus tard (chaude, celle-ci) et les idées un peu plus claires, on fait le point ; Il faudra essayer de faire sécher le maximum de vêtements cette nuit, et, dans un premier temps, trouver de quoi dîner ; Pas de resto, mais un stand de burgers/frites et salades rattaché à l’hôtel ; On s’y précipite pour commander avant la fermeture en se disant qu’avec une bonne pression pour accompagner, on s’en sortira pas si mal (Jérôme, tout au long de l’après-midi :’ce soir, je prends une pinte !)  ; Sauf qu’il ne restait que 40cl de liquide dans le fût et que c’était le dernier ; On a donc dû se partager ces 40cl, qui ont eu donc eu un vrai goût de trop peu. Heureusement, le distributeur de l’entrée avait des réserves d’eau pétillante et, moyennant quelques pièces, il a accepté de nous fournir autant de bouteilles qu’il nous en fallait pour compléter.

Tentative ensuite de faire sécher certains trucs au sèche-cheveux, mais la puissance anémique de l’engin m’a dissuadé d’y passer plus de temps ; Faudra que ça sèche tout seul !

Le sommeil n’est pas venu tout de suite, me concernant, et j’ai eu le temps d’écouter la tempête souffler jusqu’à ce qu’elle se lasse, elle aussi, vers minuit environ.

Dire que je leur avais ‘vendu’, il y a quelques semaines, une bonne bière suivie d’un dîner en terrasse sur le vieux port en arrivant à Sète…

3ème étape : mardi 05 mai 2026 –Sète – Draguignan (272km)

25,5 km/h de moyenne de roulage – D+ : 1780m – température moyenne : 19° (12 mini au départ)

Après avoir enfilé des vêtement encore humides (je parle pour moi, car Denis a sa méthode pour tout laver et faire sécher), petit-déjeuner vers 04h20 et départ à 05h04 (+ 4 seulement, on s’améliore), cap au N/E direction Marsillargues, lieu de notre premier contrôle du jour, et arrêt ‘boulangerie’.

Etonnamment, les routes sont presque sèches les 15 ou 20 premiers km, puis commencent à l’être beaucoup moins, puis plus du tout ; On comprend mieux pourquoi avec le jour qui se lève et nous laisse voir une énorme barre nuageuse posée sur l’horizon au nord. On se dirige vers elle en gardant un œil sur la route, les flaques d’eau étant de plus en plus nombreuses.

On franchit même de petits gués sur une portion de voie verte à hauteur de Mauguio (km 40), tout en slalomant au milieu d’une migration de lombrics longs comme la main ; Comme notre route devient de plus en plus ‘Est’, on laisse finalement sur notre gauche la masse de nuages, qui avait fini d’inonder la zone autour de nous quelques heures plus tôt, en complément des pluies des jours précédents ; Il y a de l’eau dans les vergers, dans les vignes, partout ; On se croirait au milieu de rizières en certains endroits.

Finalement, accostage à Marsillargues à 07h30, au km 57, avec 5mn d’avance sur le planning. Pointage à la boulangerie ‘SAS Tartine’, avec cafés, chocolat chaud (très bon celui-ci) et viennoiseries ; On en profite pour faire le plein des bidons, compléter celui des pneus à l’aide du petit compresseur sur batterie de Jérôme (pas discret, mais efficace, l’engin) et on remonte en selle.

Le moment de bravoure de la diagonale se profile, mais nous ne le savons pas encore.

Arrêt photo de mes collègues sur le pont Boulet à la sortie de Marsillargues pour quelques photos du Vidourle en crue, et puis on s’engage sur une petite route étroite qui file vers l’est en direction du Cailar.

Tellement étroite, la route, qu’on doit s’arrêter pour laisser passer les véhicules qui arrivent en face ; L’un d’eux lance un ‘bon courage’ à Lionel, qui se demande bien pourquoi… Après environ 1 km ½, on franchit un passage à niveau, la route fait un virage à gauche et là, on comprend le sens du ‘bon courage’ ; Il n’y a plus de route, elle a disparu sous les eaux !

Je m’arrête et commence à penser à un itinéraire de détournement, quand je vois Denis (le fataliste ?) s’engager dans cette étendue d’eau en disant : ‘de toute façon, j’avais prévu de changer mes roulements de pédalier après la diagonale’ ; Bien joli tout ça, mais ils sont récents, les miens, comme le vélo d’ailleurs. Et nous voilà partis dans une succession de zones inondées plus ou moins profondes (de 15 à 20cm en certains endroits).

Les chaussures et les pieds qui avaient commencé à sécher sont bien sûr instantanément trempés, et pour de bon cette fois ; Mais, en roulant doucement, ça passe sans problème, même si on ne voit pas du tout où l’on met les roues, l’eau étant rendue boueuse par les véhicules venant en sens inverse, qu’on laisse passer en s’arrêtant entre 2 mares. On navigue comme ça quelques centaines de mètres en cumul, avant de retrouver la terre ferme.

Fin de l’épisode ? pas vraiment, car toute cette eau a fini par pénétrer dans certaines jantes (nous roulons tous les 4 en tubeless), voire dans les pneus ( !), ce qui oblige Lionel à mettre une chambre à air à l’avant à Arles (km 100) ; Pause-café non prévue et agréable pour ceux qui n’ont pas à bricoler !

Second arrêt une quinzaine de km après, pour sa roue arrière cette fois, dont le pneu semble avoir pris l’eau, on ne sait comment, et ruiné un colmatage ancien (à l’issue de la diagonale, j’ai démonté la roue arrière de mon vélo pour constater l’absence d’eau dans la jante…).

Ces soucis derrière nous, nous reprenons la route et avançons bon train avec, pour la première et dernière fois, le vent favorable qui nous portera jusqu’à Charleval, où nous arrivons à 12h40, en retard de 10mn seulement sur la feuille de route (km 158).

Déjeuner en extérieur en mettant à profit le petit muret qui nous sépare de la route pour y faire sécher chaussures, semelles et chaussettes ; Le plaisir de dévorer un foie de veau persillade les pieds à l’air sous la table… (sans oublier les ½ pression et la Sanpé rituels).

Beau temps bien ensoleillé l’après-midi dans notre avancée vers l’Est et Draguignan, avec le vent contraire à nouveau, d’abord en remontant la vallée de la Durance jusqu’à Peyrolles-en-Provence, puis en s’engageant sur des terrains plus accidentés, mais aussi plus sauvages et plus beaux. Petite surprise due à ‘Openrunner’ qui nous fait emprunter un très joli raccourci juste avant Jouques (km 192), agrémenté d’un talus court mais raide pour sortir du vallon où coule le Réal ; Manque de vigilance du traceur, alors qu’il suffisait de rester sur la D561 pour rejoindre Jouques (il y en aura encore une 2ème le lendemain matin, beaucoup plus ‘méchante’) ; Collation à Varages (km 225), grosse bosse à la sortie de Tavernes sur une petite route très pentue avec des pourcentages à 2 chiffres, puis final jusqu’à Draguignan sur la D557, très fréquentée à cette heure-là ; Mais bon, le moyen de faire autrement ?

Arrivée à l’hôtel Provence à Draguignan à 19h00, en avance de plus d’une 1/2 heure sur l’horaire. Accueil très sympa du patron, qui sera encore là le lendemain matin à 04h00 pour nous préparer un superbe petit-déjeuner, dont des œufs brouillés ‘maison’. Nous y avons rendez-vous avec un collègue de club, Patrick, qui réside à Juan-les-Pins et a fait le déplacement exprès pour dîner avec nous (rendez-vous géré par Denis l’après-midi même tout en roulant), ce que nous faisons dans un restaurant de spécialités italiennes après avoir dégusté une bonne pinte au bar voisin.

Mais grosse inquiétude au moment d’aller dormir : la météo annonce des trombes d’eau pour le lendemain matin…

4ème étape : mercredi 06 mai 2026 – Draguignan – Menton (119km)

22,1 km/h de moyenne de roulage – D+ : 1780m – température moyenne : 19° (12 mini au départ)

Lever vers 3h15 pour constater qu’il tombe effectivement des cordes dans la lumière des réverbères.

La nuit a été bonne et les affaires ont fini de sécher, ce serait dommage de partir sous ces cataractes ; Très obligeant, le patron de l’hôtel nous apporte de grands sacs poubelles que nous entreprenons de découper pour y passer la tête et les bras ; J’en enfile un et me retrouve assez rapidement dans un sauna.

Durant le petit-déjeuner, l’appli météo de Denis l’informe que la pluie doit cesser vers 04h20 ! On décide donc de la croire et de décaler notre départ. Et effectivement, à 04h20, la pluie s’arrête !

Le temps de finir les préparatifs, c’est soulagés que nous prenons la route à 04h40, en retard de 25mn sur le planning, mais au sec dans les rues encore détrempées.

C’est là qu’intervient la 2ème surprise due à mon manque de connaissance des lieux et au logiciel de traçage, à savoir 500 mètres de chemin à moitié gravel avec plus de 10% de dénivelé moyen pour rejoindre la D562 qu’il aurait été possible, bien sûr, de prendre dès le départ de l’hôtel (‘chemin de Font-Clovisse’, c’est son petit nom, à ce passage qu’il faut éviter).

La nuit fait place à un petit jour blafard sur des routes encore détrempées, avec pas mal de belles bosses en direction de Grasse, que nous traversons en pleine pointe du matin au milieu d’un flot de bagnoles à n’en plus finir ; Et ça monte pendant plus de 9 km avant de basculer; C’est à ce moment-là qu’une belle averse nous rappelle que nous n’avons pas encore eu notre dose quotidienne de pluie. Denis et Jérôme, qui roulent un peu devant nous sous l’ondée, loupent l’embranchement vers la Colle-sur-Loup à gauche dans la descente et en sont quittes pour remonter quelques centaines de mètres. Lionel et moi, ne les voyant plus devant nous, nous doutons du truc et, après la Colle-sur-Loup, faisons une pause dans la descente vers Cagnes pour les attendre ; Nous en profitons pour quitter les oripeaux humides, car le soleil est revenu et nous réchauffe agréablement.

Arrivée groupée sur le front de mer, assortie de quelques hésitations pour trouver le passage sous la voie ferrée en gare de Cagnes et rejoindre la piste cyclable ; Ensuite, les km défilent au soleil avec la grande bleue à notre droite.

Petite pause avant le vieux port de Nice pour enlever les dernières couches superflues, remplir les bidons en prévision de la montée vers Eze et la Turbie par la moyenne corniche, et c’est parti pour la dernière ascension de la diagonale, évidemment la plus dure et la plus longue, mais aussi la plus belle avec le magnifique panorama à notre droite.

Regroupement du peloton à la Turbie le temps d’enfiler un coupe-vent pour la descente, et on se laisse glisser jusqu’à Menton où l’on rejoint le commissariat par le bord de mer.

Arrivée vers 10h50 ; Bertrand A. est déjà là, qui nous félicite; Jérôme et Lionel se chargent d’aller obtenir les tampons sur les carnets de route : Heure officielle d’arrivée indiquée par le fonctionnaire : 10h55, soit une amplitude de 77h30 pour l’ensemble de la diagonale.

Le retour

Bertrand nous pilote alors jusque chez lui, où nous attendent une douche et un pantagruélique repas.

J’ai encore en tête l’image de nos chaussures et chaussettes séchant au soleil sur le carrelage du balcon pendant que nous dégustons une bière bien fraîche.

Tout à nos discussions, le temps passe et Bertrand nous rappelle, à Lionel, Jérôme et moi, qu’il ne faudrait peut-être pas trop traîner pour aller prendre un train à destination de Nice où nous avons nos places réservées dans le TGV de 16h56 (Denis restant quelques jours en famille dans le secteur).

Mais cette diagonale ne pouvait pas se terminer aussi simplement ; Arrivés en gare de Menton, un TER nous file sous le nez et nous apprenons que c’était le dernier de l’après-midi, suite à un incident en ligne de l’autre côté de Nice.

Pendant que Jérôme cherche à se faire rembourser les billets (ce qu’il finira par obtenir en gare de Nice), j’appelle Bertrand, qui se propose de nous emmener en voiture par le chemin emprunté le matin, pour nous déposer à Villefranche-sur-Mer ; Aussitôt dit, aussitôt fait ; Démontage de la roue avant des 3 vélos pour mieux les caser à l’arrière de la voiture ; On y ajoute les roues et tout le monde arrive à se faire une place pour le voyage. Remontage à Villefranche, remerciements répétés à Bertrand et descente vers Nice, où Jérôme et Lionel doivent récupérer des housses envoyées quelques jours plus tôt (Bertrand m’en ayant prêté une, qui m’avait d’ailleurs déjà servi en septembre 2023 pour le retour à l’issue de Dunkerque-Menton).

Regroupement général en gare de Nice, puis voyage sans histoire jusqu’à Paris, où nous arrivons un peu avant 23h00.

Le temps de remonter les vélos, de plier et ranger les housses, et nous voici en route pour une courte traversée de la rive gauche et de la proche banlieue sud dans le vacarme des klaxons des scooters et des voitures fêtant la qualification du PSG pour la finale de la Ligue des Champions ; Retour à la civilisation…

Agenda: Parcours pour le Dimanche 07 juin

Jun
07
Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
  • 06/06/2026 : LA SUPER MONTIGRAVEL – 4EME EDITION (150 et 200 km) par 03635 – V.C. MONTIGNY LE BRETONNEUX
    Adresse: , , MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
    Distances: 0.0/200/200/150/
  • 06/06/2026 : LA MONTICYCLO 22EME EDITION par 03635 – V.C. MONTIGNY LE BRETONNEUX
    Adresse: , , MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
    Distances: 150.0/200//
  • 06/06/2026 : LA MONTIGRAVEL – 5EME EDITION par 03635 – V.C. MONTIGNY LE BRETONNEUX
    Adresse: , , MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
    Distances: 0.0/100/100/60/
  • 06/06/2026 : LA PETITE MONTICYCLO – 14EME EDITION par 03635 – V.C. MONTIGNY LE BRETONNEUX
    Adresse: , , MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
    Distances: 100.0//
  • 06/06/2026 : BRM 600 Andr?sy par 04030 – ANDRESY CYCLO
    Adresse: , , ANDRESY
    Distances: 600.0//
  • 06/06/2026 : Tour Cyclo Nord 77 par 06616 – VELO CLUB VAL D EUROPE
    Adresse: , , COUPVRAY
    Distances: 80.0/100/150/200//
  • 07/06/2026 : OTHIS GRAVEL TOUR 2026 par 04221 – CYCLO VTT OTHIS
    Adresse: , , OTHIS
    Distances: 0.0/60/60/90/140/
  • 07/06/2026 : Randonn?e de Clichy par 03233 – VELO SPORT CLICHOIS CYCLO
    Adresse: , , CLICHY
    Distances: 50.0/75/95//
  • 07/06/2026 : Cyclo Mansonnienne 2026 par 05109 – U S MAISONS LAFFITTE
    Adresse: , , MAISONS-LAFFITTE
    Distances: 55.0/70/90/115/140//
  • 07/06/2026 : Entre Plaines et Bois – 4e TROPHEE DU COMITE par 07349 – VELO CLUB GRANGEOIS
    Adresse: , , LES GRANGES-LE-ROI
    Distances: 50.0/79/102//