Le 12 avril, nous organisons la deuxième édition du BRM « Le deux-cents de Sceaux », retrouvez toutes les infos sur notre page:
https://www.ctvsceaux.fr/brm200
Vous pouvez vous inscrire via la lien ci-dessous:
Agenda: Parcours pour le Dimanche 01 février
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 25 janvier
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
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La quête des cols de plus de 2000 m par Bertrand Affres – 11 au 13 septembre 2025
Membre du club des cent cols, j’adresse chaque fin d’année au délégué régional (Jean-Yves JAMIN, de l’Hérault), avec la cotisation, la liste des cols franchis dans l’année, y compris les « cols fauteuils » : ceux grimpés dans le passé, mais non détectés à l’époque, faute de panneau ou d’indication sur les cartes routières, ou non encore listés par le CCC. On peut désormais les identifier grâce aux outils informatiques du site du CCC (« cartes et photos »). Aussi, entre ces cols, ratissés département par département, et ceux franchis ces derniers mois, au gré des randonnées, je totalise, fin 2024, 754 cols déclarés au CCC, mais, du fait de la règle des cinq cols de plus de 2000 m d’altitude tous les cent cols, je ne peux dépasser la barre des 800, n’ayant passé que 35 cols à plus de 2000 m ! De ce fait, je dispose d’une « liste d’attente » de cols franchis et non encore déclarés. En 2024, j’avais pu « débloquer » une partie des cols de cette liste d’attente, en effectuant, fin juillet, une journée de VTT sur la piste franco-italienne de la route du sel, en partant du village de Tende, en grimpant au col de Tende par la piste dite des 46 lacets (en fait une soixantaine de virages), et en avançant vers l’est, avant de revenir à Tende par le même chemin, soit 66 km à la modeste moyenne roulée de 9 km/h (vu la difficulté de pistes aux nombreux passages empierrés), et 5 cols de plus de 2000 m franchis (j’avais loupé, au passage, le col Plane, et n’avais pas eu le temps d’aller jusqu’au col de la Vieille Celle : s’il « fait toujours beau au-dessus des nuages », ceux-ci, plus hauts vers le Mercantour, annonçaient l’orage), dans un paysage grandiose.
Il me fallait renouveler ce genre d’expédition, non seulement pour pouvoir homologuer les cols « en attente », mais aussi, si possible, pour atteindre un total de 50 cols de plus de 2000 m, ce qui me permettrait d’envisager d’atteindre l’objectif des 1000 cols sans avoir à invoquer la dispense de la règle des 5/100 pour les plus de 70 ans (dans trois ans…). Or, en ce début septembre, une occasion se présenta pour organiser une expédition vers des cols mythiques, auxquels je rêvais depuis des décennies, notamment ceux de la piste de l’Assietta, et le fameux Parpaillon. En effet, j’avais envisagé, comme presque chaque année, de découvrir le « 1000 du Sud », organisé par Sophie MATTER, à partir du 7 septembre. Mais, en étudiant, découpant et réétudiant le parcours et ses 20500 m de D+, et en analysant mes piètres moyennes roulées en montagne ces dernières années (notamment sur les « super randonnées » !), je finis une nouvelle fois par me rendre à la raison : ce genre de galère n’est plus de mon âge ! La semaine 37 se trouvait donc disponible, avec un retour du soleil en fin de semaine, après des pluies en début.
En conséquence, je pris, en voiture, la direction du Briançonnais, avec dans le coffre un vieux VTT de marque Orbéa, âgé de plus de trente ans, avec lequel j’ai beaucoup roulé avec mon fils, et un peu moins désormais avec mes petits-enfants. Il est évidemment doté de freins à patins, et de pédales simples, nécessitant l’utilisation de baskets, ce qui a l’avantage de pouvoir mettre pied à terre sans risque de chute dans les passages périlleux, en montée comme en descente. L’engin n’est guère fiable, avec notamment un dérailleur faussé du fait d’une chute il y a une vingtaine d’années. La selle est un peu fendue et j’ai fixé d’épais plastiques sur les poignées du guidon, dont le caoutchouc est fondu. Le pédalier a un jeu significatif et, par moments, un bruitage inquiétant. Ce VTT n’a d’ailleurs jamais vu un vélociste ! Cependant, j’ai changé les pneus il y a une dizaine d’années et bien graissé la chaine avant le départ ! Il est évident que, si je ne roulais pas en solo, je ne prendrais pas un tel engin, au risque de retarder mes compagnons en cas de défaillance matérielle !
Partant du Var le jeudi 11 septembre, j’arrivais en début d’après-midi dans les lacets de la route menant à la station de ski de Risoul, au-dessus de Guillestre et laissais la voiture à environ deux kilomètres du bourg. Après être monté jusqu’à celui-ci, à 1800 m d’altitude, je finis, grâce aux renseignements de gardes forestiers en 4X4 (j’ai un compteur Bryton, mais je n’ai pas su activer sa fonction GPS), par trouver la piste menant au col de Chérine (FR-05-2270). Elle était à peu près cyclable et je n’ai eu à monter à pied qu’à deux ou trois reprises, dans des parties trop caillouteuses ou en dévers. Une fois au col, je descends en sens inverse sur quelques centaines de mètres et remonte sur une piste, à droite, qui part vers le S-E. Après environ 1,5 km, c’est le passage du col de Valbelle (altitude 2372), puis, après la même distance, on franchit le col du Vallon (FR-05-2466b). Enfin, après une hésitation et un demi-tour, je trouve la piste qui passe dans un petit tunnel pour redescendre légèrement, sur moins de 500 mètres, sur le col des Saluces, à 2444 mètres d’altitude. Les remontées mécaniques sont nombreuses sur cette crête, avec au Nord le domaine de Risoul et à l’Est celui de Vars. Après les pluies récentes, un doux soleil de fin d’été est revenu. Au col des Saluces, je contemple la vue vers la vallée de la Durance, à l’ouest, puis fais demi-tour. La descente vers Risoul se fait sans difficultés. Les freins font un boucan épouvantable, avec l’avantage de signaler mon arrivée, mais il n’y a pas grand monde sur la piste (mais j’apercevrai, au cours de ces trois jours, des marmottes aux alentours) et dans la station en cette fin de saison. De retour à la voiture, après 21 km et 805 m de D+, à une moyenne roulée de 8,5 km/h, je pars vers Briançon, où l’hôtel « Interhôtel » m’accueille. C’est un établissement un peu vieillot, mais d’un excellent rapport « qualité-prix ».
Il n’assure malheureusement pas la restauration, à l’exception du petit déjeuner, pris à 7H ce vendredi 12 septembre. Il fait à peine jour. Une heure après, je suis en voiture sur la route de Montgenèvre. Il fait froid et humide, mais le ciel est bien bleu. En bas de la station je me gare sur un grand parking désert, m’équipe et démarre peu avant 9H, en tenue chaude : jambières, gants et bonnet d’hiver, coupe-vent et chasuble. Le sac à dos est plus lourd qu’hier ; outre les chambres à air, pompe et goretex, il y a pas mal de ravitaillement, une bouteille d’eau (en plus du bidon) et un éclairage avant performant, en cas de retour nocturne. Après quelques centaines de mètres, c’est le passage du col de Montgenèvre (FR-05-1850). 12 mètres de D+ s’affichent au compteur : il est évident que je n’aurais pas déclaré ce nouveau col si je n’avais pas grimpé, ce soir, le versant italien. Voici l’obélisque édifié en 1804. C’est la ligne de partage des eaux : bassin de la Durance d’un côté, Doire de l’autre, se dirigeant vers le Pô et l’Adriatique. La frontière est un peu plus bas, dans la descente, avant le village italien de Clavière. Elle a été déplacée après le traité de Paris de 1947, qui a notamment acté l’annexion du Mont Chaberton, théâtre, en juin 1940, d’un épisode fameux de la bataille des Alpes, avec la neutralisation rapide, par nos artilleurs, des batteries de gros calibre italiennes situées sur ce mont fortifié. Comme beaucoup de villages et hameaux des Alpes piémontaises, d’Aoste à Pignerol, Clavière a un nom français. Sa traversée est obligatoire pour les vélos : la route S24 passe par un tunnel. Un peu plus loin, un second très long tunnel doit être évité en prenant l’ancienne route, en corniche, dotée de nombreux paravalanches, encore bien macadamisée et évidemment libre de toute circulation automobile. Je suis vite en bas, à Cesana Torinese et attaque le col de Sestriere. Après un kilomètre, j’ôte les effets d’hiver et poursuis la montée « en court », sous un soleil de plus en plus chaud. J’ai bien fait de m’enduire de crème solaire, vu la force du rayonnement en altitude. En contrebas, dans la vallée, j’aperçois la petite route qui, par Sauze, mène également à Sestriere : 2,5 km en plus, avec une côte finale plus raide. Là encore, j’ai bien fait d’opter pour la grand-route, à la pente plus régulière, d’autant qu’il n’y a presque pas de circulation. Je finis par apercevoir Sestriere et ses immeubles. La station a été créée au milieu des années trente… Elle a été le lieu de nombreuses arrivées du Giro (souvent, depuis quelques années, après le franchissement préalable du colle delle Finestre) et du Tour de France. On peut citer la trilogie sulfureuse des années quatre-vingt-dix, avec les victoires de l’« homme bionique » (ainsi que Claudio se définissait lui-même), en 1992, de « Monsieur 60% » en 1996, et du fameux AMSTRONG en 1999 ! Sestriere a également vu passer à de nombreuses reprises les coureurs du Giro, en particulier lors de l’exploit historique de Fausto COPPI, le 10 juin 1949 (« l’étape du siècle ») : 200 km d’échappée entre Cuneo et Pinerolo, par les cols de Larche, Vars, Izoard, Montgenèvre et Sestriere, reléguant le second, BARTALI (vainqueur du Tour de France l’année précédente, notamment) à près de 12 minutes !
Un tantinet moins aérien, je finis par me hisser au col de Sestriere (IT-TO-2024), après 11 km de montée pour environ 680 m d’élévation depuis la vallée de la Doire Ripaire. Après les quatre cols d’hier, voilà un cinquième « plus de 2000 », permettant la validation d’une centaine de cols ! L’expédition est d’ores et déjà en partie réussie ! L’absence de cales aux pédales et le sac à dos ne favorisent guère la vitesse, qui oscillait entre 5 et 8 km /h. Je cherche un point d’eau dans la station quasi déserte, et je trouve une belle fontaine sur ma route, permettant de bien boire et de faire le plein du bidon et de la bouteille qui leste le sac à dos : il n’y aura plus de sources sur la piste de l’Assietta. Grâce à un repérage préalable sur internet, je trouve sans problème son commencement : il faut quitter Sestriere, puis remonter à gauche en lisière de l’Est de la station, avant de prendre à droite la SP 173. Les premiers hectomètres redescendant vers un pont sont encore bitumés, puis c’est la piste, de plus en plus médiocre. En 6 km et environ 400 m d’élévation, on arrive au col Basset (IT-TO-2424), après être passé au Colletto di Costa Treceira que je pensais comptabiliser, à tort, comme je m’en apercevrai au retour dans le Var : cet endroit ne figure pas dans la liste des cols du CCC ! La montée a été pénible, et j’ai dû marcher trois ou quatre fois sur de courts secteurs trop raides et caillouteux. Les effets de l’altitude se font un peu sentir ! En haut, j’effectue une pause assez rapide pour m’alimenter, comme je le ferai à plusieurs reprises, alternant le salé (chips, cacahuètes…) et le sucré (lait concentré, canette de Gerlinéa, madeleines, bananes, pâte d’amande, chocolat…). Après une petite descente, voici enfin quelques hectomètres de plat ou de faux-plat, avec une piste un peu meilleure et, au bout de 3 km, le col Bourget (IT-To-2299a).

Pour résumer ce parcours, citons Georges ROSSINI, et la présentation qu’il faisait de ce secteur de sa légendaire randonnée alpine Léman-Méditerranée (Antibes-Thonon-les-Bains) : « les crêtes de l’Assietta ! Le point fort de la randonnée. Par beau temps, sur une ancienne route militaire, serpentant sans cesse entre deux vallées, dans une symphonie de bleu et bistre, entre 2000 et 2600m, c’est la plus belle promenade qu’il est possible d’effectuer dans les Alpes. » Je pense bien à lui dans ces lieux. Je l’avais connu en 1978 : nous étions, comme tous les ans en août, en location à Thonon-les-Bains, où j’arpentais les cols des environs. J’avais lu dans le « Dauphiné libéré » un article sur le brevet cyclo-montagnard du Chablais et j’avais contacté l’organisateur. Georges était venu m’apporter les cartons des deux branches de ce beaux brevet et je me souviens qu’il m’avait longuement parlé de son activité de « cyclo-muletier », précurseur du VTT ! J’allais avoir vingt ans et ce fût mon premier brevet FFCT. Je le refis vingt ans après, puis quarante ans après, en 2018 et eu la chance de revoir Georges, chez lui, au-dessus d’Evian, quelques mois avant son décès. Je pense aussi à Jacques MARIE, président du CTV Sceaux de 1984 à 2009, hélas lui-aussi décédé, qui, avec Jacques SERRON, le plus ancien cyclo actuel de notre club, a effectué les quatre randonnées (alpines et préalpines) (organisations aujourd’hui abandonnées) de Georges ROSSINI, et était donc passé sur cette piste en vélo de route, il y a une quarantaine d’années. Actuellement, je me demande comment on pourrait le faire, à moins de marcher sur une bonne moitié du parcours ! D’ailleurs, la dernière version de Léman-Méditerranée délaissait la piste de l’Assietta : après le passage du col de la Finestre, il fallait descendre directement dans la vallée, en récupérant ainsi assez vite le bitume, avant de remonter sur Sestriere, à l’instar des étapes du Giro.
Avec ces pensées et souvenirs, je poursuis cahin-caha la progression vers le N-N-E. Après le col Bourget, à près de 2300 mètres, les cols se succèdent, leur altitude indiquant le caractère accidenté de la piste : après 2 km, colle di Costapiana (IT-TO-2313), 4 km plus loin, colle Blegier (IT-TO-2381), après 3 km, colle del Lauson (IT-TO-2497a), 1 km plus loin, Colle (IT-TO-2490), avant d’arriver au terme de cette moisson, 4 km plus loin, au colle dell’Assietta (IT-TO-2474). Auparavant, il a fallu franchir un python rocheux, la « Testa dell’Assietta », à plus de 2500 m d’altitude, point culminant du périple de ce jour.


On distingue au sommet (2566 m) un obélisque surmonté d’un aigle de bronze : il célèbre la victoire, le 19 juillet 1747, des troupes du roi de Sardaigne (et duc de Savoie) sur les régiments français, qui, voulant avancer vers Turin, attaquaient la crête avec un avantage numérique de deux contre un… avant de se replier en laissant 5000 morts sur le terrain (contre une petite centaine de sardo-piémontais), dont leur général en chef ! Il s’agit d’une des plus grandes défaites de nos armées, en termes de rapport de pertes ! Cet affrontement de l’Assietta est l’une de la cinquantaine de batailles de la « guerre de succession d’Autriche » (dont la fameuse bataille de Fontenoy) qui se déroulèrent durant presque huit années en Europe, mais aussi en Amérique et en Inde, entre des coalitions fluctuantes réunissant la plupart des états européens (qui reprirent leurs affrontements huit ans plus tard, lors de la « guerre de sept ans » (1756-1763) ! Je songe à ces soldats qui ont hissé leur artillerie à ces altitudes, au temps des « guerres en dentelles », bien mal nommées, qui ont terni le prestige de la Monarchie française. Depuis ce point culminant de la piste, une descente difficile mène au col de l’Assietta.

Au col, il y a un peu de monde : des motards, souvent allemands, deux véhicules « tous terrains », et même un cycliste tractant une carriole dans laquelle se trouve un chien ! Peut-être va-t-il découvrir le col Basset ! On voit bien la piste qui descend vers celle du colle delle Finestre, distant de 14 km : trop loin pour y aller. Je vois également le chemin qui monte plein Est sur la montagne : il y a, en l’empruntant, possibilité d’ajouter trois nouveaux cols à environ 2550 mètres d’altitude, le « Gran Serin », le « Vallon Creux » et le « Colle delle Vallette », distant seulement de 5-6 km. Mais ces kilomètres semblent très difficiles et il est déjà 14 heures. J’ai mis plus de cinq heures pour effectuer 45 km ! Aussi, après une courte pause pour prendre la photo et ingurgiter quelques calories, je rebrousse chemin, remontant vers la Testa dell’Assietta et reprenant intégralement le chemin de l’aller. Je ne me lasse pas de ces paysages magnifiques, avec des perspectives différentes en sens inverse. La partie de la piste surplombant les vallées de la Doire et de la Bardonecchia (vers le tunnel de Fréjus), vers le N.O, est, sur un à deux kilomètres, un peu plus roulante. Des nuages blancs couvrent progressivement l’horizon, à l’Ouest : le mauvais temps est annoncé pour demain, mais il fait encore chaud, malgré l’altitude, avec ce soleil de fin d’été. De retour au col Basset, je mets le coupe-vent pour la descente, tout d’abord assez scabreuse, sur Sestriere. Je fais quelques arrêts et marche sur quelques dizaines de mètres pour soulager mains et dos : en effet, vu le pourcentage et la pierraille, je freine énormément, ne prenant aucun risque. Enfin arrive le bitume, puis les premières maisons de Sestriere. Après une courte remontée, je m’arrête, comme à l’aller, à la fontaine pour reconstituer en partie ma réserve d’eau. Puis c’est la belle descente sur Cesana Torinese. Là, à 1344 m d’altitude, c’est parti pour la dernière grimpette : les 500 m de dénivelée en 9 km du col de Montgenèvre ! Je double un peloton étiré d’une trentaine de marcheurs, « migrants » africains qui attaquent eux-aussi la montée, sans doute pour franchir la frontière par des sentiers, une fois la nuit tombée. Comme à l’aller, il y a peu de circulation, puis plus du tout sur la déviation d’évitement du grand tunnel. La traversée du village de Clavière est évidemment plus lente qu’à l’aller, et je peux voir les beaux hôtels de cette station. Enfin, voici la France, puis le col de Montgenèvre, finalement le seul de moins de 2000 mètres qui aura été franchi au cours de ces trois jours. Je m’apercevrai, au retour dans le Var, que j’aurais pu aller passer le « Collet » (FR-05-1856a), à un kilomètre du Montgenèvre, pour seulement 6 mètres de dénivelée supplémentaire ! Dommage ! Je rejoins le parking toujours aussi désert que ce matin, puis l’hôtel de Briançon, après avoir parcouru 90 km à 10,1 km/h de moyenne roulée, pour une D+ de 2461 mètres.
Au réveil, le lendemain, je commence par regarder le ciel nocturne : la lune est là, un peu voilée. La météo d’hier soir a confirmé l’arrivée de la pluie, venue du Sud. Mais elle ne devrait toucher les Hautes-Alpes qu’en fin de matinée. Je n’annule donc pas le dernier parcours prévu, le « pèlerinage du col de Parpaillon » et me hâte au petit-déjeuner, à 7H, accélérant ensuite les préparatifs pour démarrer au plus vite, en direction du Sud. Après une bonne heure de route, je remonte l’étroite vallée du Crévoux, passe sous le village du même nom et me gare au hameau de La Chalp sur un grand parking aussi désert que celui d’hier. Il est près de 10H lorsque je m’élance sur la D39T. Après une courte descente, la route s’élève dans une forêt. J’ôte assez vite le coupe-vent et grimpe « en court », avec l’ancien maillot du CCC. Le ciel est bien nuageux, et on est déjà à près de 1600 m d’altitude, mais l’effort réchauffe ! Passé un petit pont, après environ 2 kilomètres, le macadam laisse place à la piste, de plus en plus raide et pierreuse. Comme hier au col Basset, je mets parfois pied à terre, surtout dans les virages à fort dévers et à gros pourcentage ! La forêt s’éclaircit et je progresse lentement dans les alpages. Il y a encore plusieurs troupeaux de vaches, passé 2000 mètres. Plus haut encore, j’apercevrai une marmotte. Je croise un 4X4, et quelques motos, au retour. Le paysage est somptueux et, la pente se faisant moins raide, je peux mieux l’apprécier. Je marche encore parfois, pour passer une clôture électrique amovible, barrant la piste, puis, plus haut, pour passer à gué un torrent. Un couple sur VTT électrique me double à proximité du fameux tunnel du Parpaillon (FR-04-2637), qui finit par apparaître au détour d’un virage. Il est presque midi, et je suis enfin arrivé dans ce lieu rêvé depuis des décennies ! Je songe à la grande époque du cyclotourisme, qui a dû se terminer avec les années 70, celle du « rallye du Parpaillon », narré notamment dans la revue du cinquantenaire du CCC (2022) (page 35) par Alain COLLONGUES : départ de Gap, passage du col de Vars, grimpée du Parpaillon par l’autre versant (Est), traversée du tunnel sombre et humide, descente sur Crévoux et Embrun et retour sur Gap. 500 cyclos avaient réalisé cet exploit en 1970. Alain conclut ainsi son récit : « Jamais cette merveilleuse journée n’a quitté mon souvenir. Jamais les Alpes ne m’ont paru si belles ». Hélas, le tunnel est désormais condamné et, comme Antibes-Thonon, le rallye du Parpaillon a disparu. Les « cyclosportives » ont désormais plus de succès !

Dans la même revue 2022 du CCC, un autre grand cyclo, Henri BOSC, évoque (page 114) ce rallye 1970, parlant d’un « chemin entièrement cyclable des deux côtés, de bout en bout (du moins en 650) ». Là encore, les temps ont bien changé et la piste est si ravinée que, même en VTT, la montée est parfois acrobatique et la descente périlleuse. Henri BOSC rappelle que le col avait été ouvert en 1911 par le Génie militaire, mais qu’il avait été fréquenté par VELOCIO dès 1903. Sa fermeture actuelle a pour avantage de limiter le trafic motorisé. Pour les VTT, il y aurait la possibilité de franchir la crête par le col du Parpaillon (FR-04-2783), 146 mètres au-dessus du col du tunnel, par un petit sentier escarpé, mais ce ne sera pas pour aujourd’hui ! Je m’alimente et mets tous les vêtements emportés dans le sac à dos : coupe-vent, gants et casquette d’hiver, jambières, et même le goretex. Bien m’en a pris, car après quelques centaines de mètres dans la descente, les premières gouttes de pluie froide arrivent ! Cependant, j’ai bien repéré, en contrebas, le petit chemin menant, à travers les alpages, au col du Girabeau (FR-05-2488b). Après 2-3 km de descente et avoir repassé le gué, je prends, sur la gauche, vers l’Ouest, ce chemin où je slalome entre les bouses de vaches. Au bout d’environ 6 à 700 mètres, couverts à 90% en poussant le vélo, je parviens au col. A l’horizon, sous les nuages de pluie, la vue sur le lac de Serre-Ponçon, au loin à l’Ouest, est magnifique. Je ne m’attarde pas au col, le quatorzième de plus de 2000 mètres grimpés au cours de ces trois jours, et le dernier de cette année 2025, ce qui portera mon total à 844, dont 49 de plus de 2000 mètres. De retour sur la piste, après cet intermède d’une vingtaine de minutes, je poursuis la descente, de plus en plus pénible. Comme hier, j’effectue quelques pauses décontractantes, en marchant sur quelques dizaines de mètres. Enfin, après le pont, à la « cabane des espagnols », revoici le macadam, bien mouillé par la petite pluie qui persiste. La boue accumulée sur les pneus est projetée, et mes freins font un tintamarre contrastant avec le silence de la vallée ! Je suis de retour, vers 13H15, à la voiture, après 23 km à 7,8 km/h de moyenne roulée (!!) et 1003 m de D+.
Après une rapide collation, je prends la route pour le Var, rencontrant une pluie de plus en plus intense, particulièrement heureux d’avoir enfin accompli ces balades dans ces hauts lieux du cyclotourisme.
Agenda: Parcours pour le Dimanche 18 janvier
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Jan
18
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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2025 : année rayonnante sous le signe du CTVS pour Sylvain_78
Avant d’aborder 2025, je vous dois une courte présentation.
« Le vélo, ça ne s’oublie pas ! »
Je découvre le vélo tout terrain cross country en 2004 quand je vis à Fontainebleau. En solo, puis en club FFC de 2006 à 2009, années où je totalise… 12400km. Durant ces années, j’ai progressivement pris goût à la route, mais je me cherche : bon à l’entraînement, pas en course !
2010 marque le début de mon éloignement durable du vélo.
J’emménage à Sceaux en 2023, et cela coïncide avec un changement de vie qui a alimenté mon désir profond de retrouver une pratique cycliste.
J’ai bien évidemment contacté le CTVS à ce moment-là. Mais, j’étais trop impressionné par les activités du club pour adhérer. J’avais besoin de retrouver des sensations et mon propre rythme, sans brûler d’étape.
J’ai donc repris le vélo progressivement en utilisant, évidemment, les parcours publiés sur le site du club chaque semaine. Grâce à eux, j’ai joint l’utile à l’agréable en découvrant la région de Sceaux. Et je dévore les récits et suis les pérégrinations de David T. et Christophe B. pour m’inspirer.
Ainsi, en 2023, je parcours 446km ; puis 1700km en 2024.
« Seul, on va plus vite… »
Je démarre 2025 avec l’envie de me rapprocher de la distance mythique de 200km sur une sortie. À part ça, je pense seulement augmenter un peu mon nombre de sorties hebdomadaires. Mais les évènements ont pris une tournure que je n’imaginais pas.
D’abord, je termine ma toute première course à pied en février – le 10km du Cross de Sceaux, mieux que prévu. Surfant sur cette forme, je reprends le vélo en mars et réalise rapidement mon premier 100km de l’année.
Pas d’BRM, pas d’problème !
Et un rendez-vous est vite fixé : le Brevet Randonneurs Mondiaux (le BRM) de Sceaux en avril. Je m’engage dans une nouvelle préparation physique et mentale. Je valide mes recettes de boissons et aliments de l’effort. J’équipe mon vélo d’une sacoche pour emporter mon repas. Je crains la fringale et la défaillance sur cette longue distance. Mais c’est très excitant d’autant que le tracé passe sur des terres connues à Fontainebleau. C’est un peu boucler une boucle !
Malheureusement, une succession de problèmes matériels m’empêchera de prendre le départ. Le jour J, j’observe envieux les participants dans la montée de l’avenue Poincaré…
Vélo réparé, une semaine plus tard, je me lance seul sur cette trace. Le brevet est alors secondaire, seule m’anime la question de savoir si je peux rouler cette distance à 24km/h. À mi-parcours, durant mon piquenique au bord du canal face au jardin du château, je commence à réaliser que l’objectif est à ma portée…
Ce parcours sera bouclé en 8h19 à 25,5km/h de moyenne. J’aurais pu valider le BRM ! Et je n’en reviens pas. Je ne réalise pas immédiatement que je viens de me prouver à moi-même que ma préparation sérieuse avait effacé la peur de l’échec physique et mental. Cette « réussite en solo » est vraiment un cap déterminant dans mon année !
Beaucoup plus serein, je m’autorise à aller rouler plusieurs fois sur les grands parcours avec le CTVS le dimanche, en vue de mon adhésion à la rentrée. Sans m’avouer que je cherchais de nouveaux objectifs, je me nourris des échanges avec Daniel V., Nicolas L., Lionel R., entre autres. Et en écoutant Pierre B. me narrer certains épisodes de sa grande expérience de Diagonaliste – Incroyable! – voilà qu’une idée germe…
Il a un petit vélo dans la tête celui-là !
À l’arrivée de l’été, je me lance un gros défi : parcourir 700km en 2 jours consécutifs.
Le 03 juillet à 4h du matin, je prends mon premier départ by-night pour un Sceaux-Bruxelles, ville où j’ai vécu quelques années. Des mois plus tard, les émotions ressenties lors de la traversée de Paris, puis du Val d’Oise familier, vibrent encore en moi. Cette première aube en vélo sur la route de Mortefontaine est à jamais imprimée dans ma mémoire : le ciel bleu, la quiétude des champs, la douce chaleur estivale matinale et la mélodie rythmée de la chaine et de la roue libre… Je chante 🎶 Bicyle, Bicycle, Bicyle, I wan’t to ride my bicyle…🎵! Tout roule et peu avant midi, je déjeune à Saint Quentin, d’une pizza (rassuré par un témoignage récent de David sur Strava à propos de la digestibilité des tomates !). Dans l’après-midi sous un grand soleil après Bavay, les pavés rouges caractéristiques m’indiquent que j’entre en Belgique ! 2km de secousses, mais l’ascenseur émotionnel est au sommet ! Bien sûr, la route est encore longue. À Écaussinnes, je récupère le RAVEL, la piste cyclable pour Bruxelles. L’euphorie et une topographie favorable me rendent moins vigilant : je commets là ma première grosse erreur !
Il me reste trop peu d’eau. Plus de 40km sans pouvoir m’hydrater malgré la forte chaleur, c’est très dur… Les derniers hectomètres dans Bruxelles sont insupportables – je dois m’arrêter régulièrement à cause des douleurs aux jambes. Mais je finis par gagner la Grand Place – fermée pour un son et lumière ! C’est ballot. Un salut au Manneken-Pis et en prenant la longue montée de la rue des Colonies, je me lance dans les 13 derniers kilomètres à parcourir… À 21h, je termine mon premier 350km !! Je suis sec, mais j’ai réussi. Arrivé chez mon parrain, il prononcera, admiratif, un « Malatooo ! Sei un fenomeno !! », quelques mots qui me touchent beaucoup.
Malgré un hébergement au top, la courte nuit est insuffisante. Et au départ le lendemain à 4h, la fatigue est bien là. Je me focalise sur l’itinéraire, différent pour varier les plaisirs. Quelques frayeurs au sud de Bruxelles (des chemins gravel imprévus, pas adaptés à mes pneus en 23, des travaux…) me font oublier que je suis parti sans… petit déjeuner ! Résultat, après 2h et 40km dont 15 de jolies bosses, je suis sans jus, frissonnant et dois m’arrêter. L’essentiel de mon ravitaillement y passe… Seconde grosse erreur, avoir négligé l’alimentation et les emplettes avant d’arriver la veille. Reparti, je roule jusqu’à la France. Dans Bavay (celle de la veille), je perds du temps pour réunir de quoi me ravitailler. Philosophe, je repars dans un bon rythme… vite stoppé par un passage à niveau fermé pour travaux qui me force à un détour de 10km. C’est démoralisant, car la distance totale du jour monte soudain à 360km. Le doute s’insinue. J’ai oublié de vous dire : le jour 1 totalisait un dénivelé positif de 2200m, mais celui du jour 2 dépasse 2700m… Je m’efforce de me concentrer sur le présent et roule ! Plus tard, en contournant Saint Quentin dans une campagne désertique, le bon rythme est à nouveau interrompu par une cuvaison (crevaison dans un enchainement de cuvettes). En plein soleil méridien, la réparation est pénible, ma cartouche de CO2 n’est pas adaptée. Repartant après avoir insuffisamment gonflé à la pompe à mains, la spirale négative continue son travail de sape. Pourtant, je m’accroche. Mais, les bosses, comme la montée vers la Manufacture des Glaces à Saint Gobain m’épuisent sûrement : les arrêts se multiplient, mal aux jambes, difficulté à boire. À 19h, après 260km, je m’arrête à Pierrefonds où mon père viendra me chercher en auto. Une délicieuse pizza me réconforte en attendant mon chauffeur, et je me surprends de ne pas voir d’échec dans cet abandon. Après tout, je n’avais jamais parcouru seul 610km avec 4500m verticaux en 2 jours !
Honnêtement, quelques jours après mon retour, cette première expédition va évidemment en nourrir une nouvelle ! D’abord parce qu’un ami Bruxellois espérait rouler avec moi lors de mon passage. Et puis quand même, je n’aime pas rester sur un objectif non atteint.
Des flècheuh, des flècheuh, oui mais des Flèches de France !
🎶 Bruxelles, je t’aime 🎵, mais je compte m’y rendre en roulant moins chaque jour. Je veux également me frotter à une distance d’environ 500km. C’est là que les Flèches de France de l’Audax Club Parisien dont j’ai entendu parler les dimanches, entrent en jeu. Paris-Lille et Strasbourg-Paris seront mes étapes avec leur tracés validés, me permettant de me concentrer sur les parcours intermédiaires qui traverseront Belgique, Grand-Duché et la Moselle – dont Pierre B. m’avait un peu parlé !
Mi-septembre est alors idéal pour relier la Porte d’Aubervilliers à celle de Vincennes… en 6 jours. Et cette fois, je roule sous la bannière du CTVS !
Jour 1 – Paris – Lille
Le premier jour, départ à 4h15 de Sceaux pour Paris. À 16h10, à Lille, je ne réalise tout simplement pas avoir parcouru tous ces kilomètres ! Paradoxalement, j’ai l’impression de retenir moins de choses par rapport à mon premier raid. C’est probablement lié à la préparation détaillée des points de contrôle, des ravitaillements – moins d’1h30 d’arrêt en tout – et l’étude des difficultés du tracé (NDLA : après la rédaction de ce bilan, j’ai découvert que cela s’appelle « l’état de flow »). Je retiens quand même que j’ai pris ma revanche à Pierrefonds ! Si j’ai bénéficié d’un peu de vent arrière, de fortes pluies m’ont accompagné de Bucquoy à Douai ! Au final, je termine – incrédule – pile dans le délai que je m’étais fixé et obtiens l’homologation « Or ». Très content de cette première Flèche !
Jour 2 – Lille – Rochefort (BE)
Le deuxième jour, bien reposé, j’ai pourtant du mal à démarrer. C’est sans importance, me dis-je, la sortie est plus courte et prévue pour un rythme tranquille. Après Lille, la route jusqu’à Bruxelles emprunte de belles portions vallonnées avec de jolis « taquets ». Le paysage rappelle celui des Cantal-Corrèze. Après avoir gravi le Mur (pavé) de Gramont, je retrouve mon ami Benoît. Nous (nous) attaquons peu après à (dans) un autre monument pavé dans Kapellestraat. Benoît m’accompagne à travers Bruxelles et le Bois de la Cambre jusqu’à Rixensart où nous nous quittons après un nouveau beau mur bien raide – les voitures ne pouvaient nous dépasser ! Direction Namur. Le plat pays, c’est en Flandres ! Cette ville se mérite après 32km de montées à 3-4% et certains passages pavés affreux. Ma chaîne couine beaucoup et avant les vraies difficultés, j’obtiens d’un bar un peu d’huile de table pour la lubrifier. Les habitués, déjà intrigués, ouvrent des yeux grands comme des soucoupes lorsqu’ils entendent que j’arrive de Lille et me rends à Rochefort. Il est presque 17h30, il reste 52km, les plus difficiles. Il ne faut pas mollir ! Mais d’abord 8km de ligne droite montante démarrant à 7% et finissant à 5%. Quelques kilomètres après, je me sens en forme et j’enchaîne sur un nouveau raidar à 12%… et bam, ma chaine explose juste après ! Sidéré, ma première pensée est que tout est fichu là, au fin fonds des Ardennes. Mais, j’ai mon dérive chaîne… Réparation et nettoyage du cambouis me font perdre 20min… la crainte d’arriver by night et manquer de repos ne me quittera plus. Très vite, le soleil amorce déjà sa descente ! Heureusement à 20h, me voilà à Rochefort après 235km et 2500m de dénivelé positif. Une pizza rapidement avalée me donne la force d’affronter le 12% menant à mon hébergement. Ce n’était pas vraiment ce que j’appelle une sortie de récupération !
Jour 3 – Rochefort – Stiring Wendel
Cette nouvelle étape en montagnes russes ardennaises est LA journée difficile du programme pour mon 23. Fatigué, mais paradoxalement, plus frais que la veille. Probablement les œufs du jardin offerts pour le petit déjeuner ! Échauffement de 10km sur quelques bosses sous la pluie. Puis suivent 5 côtes de 7km à 3.5% de moyenne. Le temps reste maussade et froid « là-haut » et le parcours alterne forêt, côtes et descentes au milieu des champs. Après 3h15 de ce régime, j’atteins la frontière avec le Grand-Duché et je fais enfin une pause chez Stouvenaker, un pâtissier ancien coureur cycliste ! Puis, ça repart via la rue de Belle-Vue avec son passage à 11% ! Après, je traverse le Grand-Duché grâce à la superbe piste cyclable de l’Ater. À Luxembourg, une pause s’impose. Je déjeune de sushi, auxquels je dois certainement mon exploit du jour dans la rue pavée et en épingles des Pruniers, franchissant ses 16% sans mettre pied à terre. Je reprendrai mon souffle pendant quelques minutes quand même… Ensuite, direction la Moselle, que je longe jusqu’à Sehndorf où la trace m’entraine dans les vignes ensoleillées et un nouveau 13%. Je redescends sur les bords de la Saar, mais le temps se gâte et une énorme averse estivale m’arrose avant de remonter à Stiring-Wendel, mon étape. Je la redoutais, c’était vraiment dur par moment, mais cette journée se termine au bout de 226km avec 2300m de dénivelé positif. Ce soir-là, j’avais hâte d’être au lendemain pour pouvoir souffler !
Jour 4 – balade alsacienne
Dimanche, comme sur le Tour, c’est enfin la journée de repos ! Après un seul petit kilomètre d’échauffement, me voilà dans la première montée, courte – 1.5km – mais pentue avec ses passages à 7%. À Grosbliederstrof, un arrêt intuitif dans une boulangerie fréquentée ajoute quelques bretzels à mon panier repas. Journée calme : au programme, longer la Saar, le canal de la Marne au Rhin, passer quelques bosses, parfois sous la pluie, mais le paysage est joli. Je m’autorise un piquenique à base de barres énergétiques (pas terribles) et bretzel (délicieux) à Dossenheim-sur-Zinsel, en compagnie de Shaun le mouton ! Le long du canal, je roule avec Will, un jeune Gallois, qui se rend en Italie pour son premier bikepacking ! Il y a plus fondu que moi !! J’arrive enfin au cœur de Strasbourg, après 133km et 660m verticaux parcourus vraiment tranquillement en 6h30. Il est temps de me rendre à mon hébergement, puis de faire des courses car demain, c’est déjà le retour !
Jour 5 – Strasbourg Paris
Rien ne sert de courir et je pars à point en ce lundi matin : selfie devant le Parlement, puis arrêt chez un vélociste pour vérifier ma chaîne. Il me déconseille l’huile de table… Note pour plus tard : prendre une burette de lubrifiant ! Quelques courses, puis je prends le départ de ma seconde Flèche de France pour Paris à 10h40. La sortie de Strasbourg est mal aisée en raison de travaux d’aménagement et de la pluie qui s’invite. J’ai appris à enfiler ma veste pluie en pédalant mais… j’avais décidé qu’il était inutile d’enfiler mes surchaussures ! Juste avant le déluge, le perron de l’église de Wolfisheim m’abrite pour cette opération nécessitant de quitter ses chaussures. J’ai bien fait, les conditions seront mauvaises un bout de temps. Heureusement, le parcours est « roulant ». Mais à partir d’Obernai, j’attaque l’ascension du Col du Donon qui se fait en 2 temps : d’abord 20km jusqu’à Grendelbruch, puis 10km de Schirmeck au sommet du Col. Une prochaine fois, j’irai voir le temple là-haut ! Sur le papier suivent ensuite 60km descendants. Mais, je n’avance pas ! La route et les conditions sont mauvaises ; le vent de face ne cesse de me freiner. Je suis trempé et transi de froid ! D’ailleurs, je m’arrête dans un abri bus à la Trouche, où j’arrive au bout du rouleau. Restauré et changé, je repars pour… 16km seulement, victime d’une crevaillon (crevaison liée à gravillon frais) alors que j’attaque le raide « chemin de la Creuse » ! Heureusement, je peux gravir l’essentiel, avant de remplacer la chambre et utiliser, sous l’œil admiratif d’un spectateur inopiné, ma mini pompe électrique. Testée auparavant ! 20min plus tard, je repars pour les 65km derniers kilomètres du jour, assez peu roulants. J’ai le réflexe de m’arrêter faire des courses à Vézelise, juste avant la fermeture du G20. L’arrivée à l’étape à lieu à la nuit tombée à Favières vers 20h, un peu en avance sur l’horaire prévu. Repas et repos bien mérités après ces 179km et 1880m de dénivelé positif. Et Weather Impact m’indique que j’ai eu du vent de face 90% du parcours. Je comprends mieux ma fatigue et décide de décaler mon départ à 5h le lendemain.
Jour 6 – le meilleur pour la fin
Après un copieux petit déjeuner, je pars peu avant 5h. Le début du parcours est fantasmagorique sous l’effet de l’excitation, de la fatigue accumulée conjuguées à la lumière lunaire dans le Bois Brûlé. À quelques mètres de mes roues, ma lampe dévoile un sanglier qui se contentera de m’observer. Je me mets à chanter à tue-tête… 1h plus tard, toujours by night, je passe la première difficulté du jour à 9% à Jubainville. Vite suivie par les 3km à 6% de Vaudeville-le-Haut. Il y a aussi des moments plus favorables, comme les 10km descendants jusqu’à Joinville. Mais la température est très fraîche et l’air humide ; j’ai besoin d’une première pause-café-croissant au chaud à l’entrée de la ville. Après Joinville, ça monte à nouveau 3km à 5% et je pense entamer la partie descendante du trajet sur 130km environ. Las, c’était oublier un peu vite mon nouvel ami de la veille, qui m’accompagne plus fort aujourd’hui : Éole ! 1h30 d’efforts plus tard, à la sortie de Montier-en-Der, je fais un pit stop huile de chaine chez Eurotyre ! J’entre ensuite dans l’Aube et ma ravitaille à Chavanges sous la Halle (c)ouverte au vent. Il souffle en effet et avec seulement 123km parcourus à ce moment-là, je sens de la fatigue. Contre toute attente, suit un long « relais » de 3h10 jusqu’à Anglure où je m’arrête et profite d’un répit ensoleillé. Un passant viendra me raconter son expédition vélo jusqu’en République Tchèque. Intéressant ! Une fois reparti, le vent est toujours fort, je suis toujours en prise. Pourtant moins de 2h plus tard, après le beau mur de Béthon (sic) à 6-7%, j’entre en Seine et Marne. L’occasion de me remotiver… raisonnablement, car c’est juste le plus grand département d’Île de France qu’il me faut encore traverser. Il reste alors 93km pour finir, avec une belle difficulté à 8% à Tigeaux et l’ultime montée à Nogent-sur-Marne avant le bois de Vincennes. Quand j’arrive enfin à la Porte de Vincennes à 21h15, je termine cette seconde Flèche de France de 492km et 4083m de dénivelé positif en 34h35. Homologation « Argent », avec une nouvelle journée à 93% vent de face. Pour finir en catégorie « Or », il aurait fallu arriver à 14h. Hors de portée dans ces conditions, donc sans regret !
« … ensemble on va plus loin ! »
Après une période de récupération, les sorties automnales en club et solo reprennent avec quelques glissades qui ne m’avaient pas manquées ! Ma forme culmine lors des Toboggans Meudonnais – merci les huîtres du ravitaillement !
Puis, ma famille me demande d’organiser une randonnée jusqu’au Mont Saint-Michel à la Toussaint. Pour notre premier bikepacking à 5, nous parcourons 270km en 5 jours depuis Nogent-le-Rotrou sur la très belle Véloscénie !
Enfin, en novembre, j’attrape le virus du Dodécaudax au contact des mordus du CTVS (ils/elles se reconnaîtront) … et effectue même un 270km d’enfer en décembre avec Pierre B. et David T. !
Bilan et projet
Sur une période d’activité du 03 mars au 30 décembre, j’atteins un record personnel de distance annuelle, franchissant la barre des 8000 km ! Sur une centaine de sorties, 10 sont supérieures à 200km, dont 2 dépassent 300km. Et du 11 au 16 septembre, j’ai parcouru en solo la distance de 1400km pour 11412m verticaux en homologuant mes 2 premières Flèches de France.
2026 étant une année de préqualification au PBP randonneur, elle sera donc consacrée aux différents BRM requis pour l’inscription ! J’espère aussi m’essayer à une première Diagonale et continuer de rouler « en Europe » : il y a quelque chose d’excitant de passer une frontière en vélo. Et une nouvelle monture est en cours de réflexion, pour passer de 10 à 12 vitesses, plus souples pour les longues distances – sponsor(s) recherché(s) 😂 !
Agenda: Parcours pour le Dimanche 11 janvier
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Jan
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 04 janvier
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Jan
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 28 décembre
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 21 décembre
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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