BRM 1000 MAYENNE LA ROUTE DES VIGNOBLES JUILLET 2024

En ce vendredi 5 juillet 2024, s’élançait de Mayenne le BRM 1000 « Sur la Route des vignobles », deuxième édition, excellement organisée par le Cyclo Club Mayennais » sous la responsabilité de François Mouezy.

Une fois de plus, le CTVS était à l’honneur en étant le club le plus représenté, avec 5 participants parmi les 143 partants en deux vagues, le vendredi à 18h (Jean-Luc Cogen, Philippe Liegeois, Denis Scala et Daniel Vaillant) et le samedi à 8h00 (David Trystram).

Un parcours en boucle de Mayenne passant par de hauts lieux viticoles (du coteau du Loir vers Chablis puis retour par la vallée de la Loire : Pouilly, Sancerre, Menetou Salon, la Touraine, Vouvray, le Saumurois, les coteaux du Layon….). Mille kilomètres jusqu’au point d’homologation, le pont de la Mayenne à Daon sur un parcours comprenant un peu plus de 8 000m de dénivelé+, concentré sur le deuxième tiers et particulièrement difficile dans le Chablaisis. Et enfin 68 kms en toboggan pour revenir à Mayenne.

Les deux récits ci-après illustrent ce périple, celui de Denis, évoquant notamment son hernie (du pneu), et celui de David, victime d’un ARNI (animal rampant non identifié) venu à sa rencontre, le percutant, cassant son dérailleur et le contraignant à l’abandon.

Denis Scala : Le 1000 le moins préparé ! (mais néanmoins réussi)

Moi qui planifie tout habituellement là, à peine 5 jours après le 600 des volcans c’est un peu à l’arrache.

Les temps de route, les pauses, les couchages : rien ! Juste j’ai pifometré qu’à Tours y’a des hôtels sans horaire d’arrivée. Pour les deux premières nuits on verra. Je pensais faire un stop rapide la première nuit sans trop de chichi puis la deuxième un peu plus orga dans un camping avec douche voire squat dans les sanitaires ou autres. Je prends donc le matelas gonflable, une doudoune, un pantalon (nouveauté) et un bivi qui a servi qq fois mais je ne suis pas un fana. Bref, go!

Ce vendredi après-midi il fait beau et chaud, sur le parking on discute avec les amis de la longue distance réunis pour ce 1000 prometteur.

J’avale une boîte de cassoulet à 17h pour éviter un arrêt dîner. 18h top départ.

Départ classique à fond les ballons, pas très raisonnable mais c’est bon. Rapidement je me retrouve seul. Vent légèrement favorable. Peu de dénivelé. La nuit tombe. On traverse le grand domaine forestier de Bercé (remarquable).

La nuit est bien là, arrêt vers 1h45 sous un porche d’église à Santenay. Juste sur matelas gonflé avec doudoune et pantalon sur jambière. Serai réveillé après quasi 2h avec un peu froid aux jambes mais sans plus, la formule est satisfaisante dans un environnement bitumé sec et avec chaleur emmagasinée par les murs. J’entends qq rouleurs passer. Puis en repartant requinqué je double un zombi qui n’avance plus et ne parle plus non plus … dans la journée c’est moi qui me transforme en zombi et manque plusieurs fois de partir à la faute l’après-midi dans les vignes de l’Yonne, croisé Simon (RAA) qui nous salue.

Les taquets de cette partie sont comparables au dénivelé des volcans ; j’encaisse sans broncher ; qui va piano va sano. Mais très piano ! La moyenne du début s’écroule.

Hop voilà Chablis, au pointage je remarque sur mon pneu arrière une hernie sur la bande de roulement (photo). Avec un grand courage je décide de l’ignorer. C’est l’heure de dîner mais ne veux pas prendre le temps d’un resto, je retourne au centre-ville et y retrouve le duo Éric Quentin de Pantin. Pas trop d’avance donc on dîne à l’arrache à la supérette ; boîte saucisse lentille pour moi. Je finis avec l’objectif de rejoindre un camping à Donzy qui a été évoqué dans le WhatsApp de la rando. Je roule en cette fin de journée avec le projet d’une douche et de dodo bivouac confort. On se croise et recroise avec le duo CS Pantin pour finalement arriver ensemble minuit passé à Donzy, on cherche le camping. Pour finalement (en zone non éclairée) pénétrer dans un vulgus champ arboré (camping fermé!). Tous les trois on se pose sur la terrasse en bois autour du bloc sanitaire fermé à clé. Bivouac !

Un Cyclo non identifié est installé au loin dans l’herbe sous les arbres et demande qu’on évite de l’éblouissant avec nos lampes. (C’était Daniel !) Au froid humide (très humide) avec bivi très désagréable, néanmoins ai dormi 2h, réveillé à 2:30 je fais le point. Pas de prise; pas pu recharger les différents éléments, je suis à l’économie, je ne parviens pas à allumer ma frontale j’utilise la lampe du tél. je replie le bivi et me pose le lacet, qui me sert de lanière pour fixer le bivi à ma sacoche, pendu sur ma nuque. Contrôle du vélo : aïe , les dizaines de kilomètres ont eu raison de l’hernie : il y a maintenant un trou , du liquide sort et le pneu a perdu bcp d’air. Toujours avec le courage de ne pas m’engager dans des gros travaux (pansement, voire caa), je recharge en liquide et regonfle. Je range le bivi et ne trouve plus mon lacet. (Garder en mémoire ce détail) Pas grave je bourre le bivi dans ma sacoche. Hop je repars. (Les 3 autres cyclos dorment encore) Un peu plus loin je sens que le pneu est retombé à 1 bar. Arrêt et avec la lampe du tél Je regonfle, je pars, puis je reviens chercher mon tél oublié, resté posé et allumé. Je repars, il fait bien nuit et humide toujours. Qq minutes plus loin je cherche à changer de vitesse et tout se bloque. Je descends de vélo je recommence l’inspection avec mon éclairage par téléphone et je retrouve mon lacet enroulé autour de la cassette et dans le dérailleur. Super. Opération chirurgie avec paire de ciseaux. Ça repart. J’ai bien fait 10km max en une heure. Tout va bien.

Le point positif est que le pneu semble tenir ; yess. Vive le tubeless et le René Herse 35mm.

Le soleil se lève et au pointage Sancerre je ferai un dodo réparateur de 30min sur matelas, Puis encore 20min assis sur un banc au soleil Humbligny. Il faisait frisquet, la température sacrément descendue vers 7 degrés au plus bas ce matin-là.

Ce dimanche matin il sera difficile de trouver boulangerie, pas de bar. Les 100km après Sancerre : le désert ! (Note: des cyclos plus malins auront pris un petit dej dans un hôtel à Sancerre) Cette journée a un objectif clair : mon hôtel à Tours ! Je roulerai avec Olivier de Laval qui a un vélo avec jante haute et une sacoche en carbone faite maison (photo) véritable coffre de 10l ! Il m’accompagnera et me protègera du vent pendant plusieurs dizaines de km. Merci à lui. J’atteindrai juste juste à 14h à Saint Aignan pour trouver un resto in extremis : un Japonais qui m’accueille à 14h ! Ouf !

Après-midi je retrouve Olivier. On passera Chenonceau ensemble. il prévoit de rouler la nuit. Pour ma part je rejoins mon hôtel heureux comme un cyclo. Tente le Formule 1 mais ne fournis pas de serviette et douche toilettes dans le couloir, donc je file à Ibis budget et dîne au mercure à côté. Ça c’est le vélo que j’aime. Endormi vers 21 :15 réveillé 30s avant le réveil pgmé pour 2:00. C’est le top. Tous les signaux sont au vert. Petit dej à la machine à café avec en compagnie d’un couche-tard qui me raconte sa vie. À noter que on peut vivre sans douche pendant 800km; finalement ça passe.

Après le pointage et petit dodo assis chez les Frères Jamet je trouverai à petit dej dans bar à Doué la Fontaine. Ai dû regonflé le pneu avant qui mollît, rebelote 10km plus loin, puis ok jusqu’à l’arrivée. (Pareil pour l’arrière). Ça roule bien. Pas trop froid et qq gouttes.

Environ 50km avant la fin , je suis rejoint par Philippe du ctvs. On finira ensemble bien sympathiquement.

Au bar guinguette de Daon (fin du 1000) je retrouve Quentin, Olivier et un 3e cyclo. On déjeune rapide pour repartir à 15h. Il faut très chaud et je ne pars pas confiant pour les 70km de « retour à la base ». Effectivement ces derniers km de 15h à 18h seront interminables, pénibles, longues lignes droites et bosses, ma musique en écouteurs transmission osseuse m’aura bien aidé. À l’arrivée le pneu arrière au niveau de la hernie suinte ; néanmoins il a tenu 500 bornes sans changer rien.

Merci François Mouezy (CC Mayenne) pour cette aventure !

David Trystram : un ragondin amateur de dérailleur !

Dans mon aventure, il faut moduler, ce n’est pas très grave après tout, et je n’ai pas vraiment eu un moral bas (un mal pour un bien), je n’ai pas vraiment eu peur, un peu surpris certes, mais mon intégrité physique n’a rien pris, c’est le plus important. Le ragondin lui, est reparti à l’eau quand je suis repassé à peine quelques minutes après (donc ok pour lui aussi)(je me suis arrêté à une dizaine de mètres et dans la nuit je n’ai pas cherché à faire la causette avec l’animal), le temps de diagnostiquer mon vélo, un très court instant, un moment de folie a traversé mon esprit pour transformer mon vélo en monovitesse (à la condition d’ailleurs que je sache le faire… ), mais compte tenu de la suite que j’ai vu depuis pour les quelques-uns seulement du premier groupe sont déjà arrivés ce matin, et les connaissant pour certains très forts, je n’y serais jamais arrivé bien sûr avec une seule vitesse, Bref abandon et retour à Briare était la seule décision à prendre, d’autant que la suite est bien plus dure (dénivelé, vent, fatigue accumulé)(et le nombre d’abandons déjà indiqué sur la liste whatsapp du brm est considérable je trouve, on verra demain soir les statistiques définitives, d’ailleurs rarement un brm1000 a autant d’inscrit, bravo encore à francois mouezy et la belle équipe de son club de Mayenne). Et depuis hier après-midi quand je suis revenu à domicile en région parisienne, j’avais avec ces 350 km quand même déjà accumulés beaucoup de fatigue, ce qui explique je n’ai pas répondu depuis hier, et finalement au vu de la difficulté de ce brm, je remercie sincèrement le ragondin de m’avoir arrêté dans mon élan, il m’a préservé des difficultés (j’y serais encore très largement dedans ce lundi matin). En tout cas, la façon de rouler est propre à chacun, beaucoup roulent très vite, mais s’arrêtent souvent, et se crament, ce qui les a probablement contraint à abandonner (de la célèbre locution italienne que l’on m’a raconté 1000 fois quand j’étais enfant : « qui va lontano [ou piano] va sano », en tout cas pour moi cela m’invite [cela vaut pour moi pas forcément pour une ou un autre] à ne pas rouler trop vite, mais se préserver et rouler diesel (on peut éventuellement se cramer les 30 derniers km !)(encore que là il y a encore 67km à faire ;-). Ceci dit, comme la règle est de ne jamais renoncer, et j’y retournerai dans deux ans si je peux (et muni et nourri de l’expérience entre autres des uns et des autres) (c’est pourtant c’est quand même le 3ème 1000 que je fais ou tentais ici, les 2 premiers s’étaient bien passés) (et outre les >=1200 bien plus nombreux).

Séjour Codep Cantal Jacques Vagner Juin 2024

J’ai effectué du 15 au 22 juin 2024 un séjour itinérant dans le département du Cantal. Le point de départ et d’arrivée de cette boucle était la petite ville de Maurs dite Maurs-la-Jolie ou la petite Nice du Cantal. Le séjour organisé par le Codep15 rassemblait 21 participants. Une des participantes Christina venait de Californie. Elle avait passé plusieurs années en France dans son adolescence et se réjouissait de revoir « la France profonde ».

Un fourgon était prévu pour transporter les bagages, le pique-nique de midi et éventuellement 2 à 3 cyclistes avec leur vélo en cas de besoin. L’encadrement était assuré par Didier et Jean-Marc, ancien et nouveau présidents du codep du Cantal, avec un troisième bénévole Thierry qui conduisait le fourgon. Au départ je connaissais déjà Jean-Marc avec qui j’avais déjà fait un séjour dans le Cantal en 2018, une participante de ce séjour de 2018 et un autre participant rencontré en 2020 à Collobrières. Les hébergements étaient principalement des gîtes du type colonies de vacances.

Je me suis rendu à Maurs par le train avec mon vélo non démonté d’abord par un Intercités Paris-Brive puis un TER Brive-Figeac. Le tronçon Figeac à Maurs de 30 kilomètres a été effectué en vélo-sacoches. Après le séjour j’ai refait le même trajet en sens inverse. Pour les 4 trajets en train la SNCF a été remarquablement ponctuelle.

La première étape (100km – 2000m de dénivelée) menait à Pierrefort en passant par Marcoles et le Rocher de Carlat. La deuxième étape (83km – 1500mD+) passait par Chaudes-Aigues, le viaduc de Garabit pour arriver à Ruynes-en-Margeride. La troisième étape (90km – 1400mD+) passait par Saint-Flour, Murat, Chalinargues en traversant une partie du Cézalier pour arriver à Condat. Au menu de la quatrième étape (84km – 1900mD+) Riom-es-Montagne, Apchon, Le Pas de Peyrol, le col de Neronne, Salers et hébergement au gîte du col de Légal et dîner dans l’excellente Auberge qui se trouve de l’autre côté de la route. Cinquième étape (87km – 1400mD+) par le col du Perthus, le Col de Cère, Le Lioran, Murat et Pierrefort. En parcourant les rues en pente de Pierrefort, nous avions été intrigués par d’étranges marques rectangulaires sur le sol. En fait elles constituent les terrains où vont se dérouler début août les championnats d’Europe de boules carrées. Dernière étape sous la pluie (115km – 1400mD+) par Therondels, Mur-de-Barrez, Entraygues-sur-Truyère, Vieillevie et Maurs.

Ce séjour axé sur le tourisme a permis de découvrir à allure modérée quelques lieux marquants du département du Cantal. La petite taille du groupe et le changement chaque soir de la répartition des chambres a facilité la création d’un bon esprit de groupe.

Séjour UWAT 2024 du 24 au 28 Mai 2024 Dominique Crost

C’est la quatrième fois que je participe à un séjour UWAT : United We Are Tour. Ces séjours itinérants sont organisés par Milly de Mory, la fondatrice de la marque de vêtements de vélo italienne pour femmes NGNM ( No God No Master). Ils se sont déroulés entre les Dolomites, la Vénétie et la Toscane la première année, en Ombrie la seconde année, dans les Marches la troisième année et cette année dans le Frioul et la Slovénie. Ils sont réservés aux femmes (entre 20 et 30 participantes) et sont très confortables, par la qualité de l’hôtellerie, la présence d’un mécanicien pour nous assister, d’un photographe et d’un prof de yoga qui nous suivent et assurent les ravitos.  3 groupes de vitesses sont formés avec un guide pour chacun, mais on passe de l’un à l’autre si l’on le souhaite et il nous arrive assez souvent de rouler avec un autre groupe. Les itinéraires ont été travaillés pour nous amener par de belles petites routes à traverser de beaux villages ou sites.

Je suis en général la seule française du groupe qui s’exprime en anglais. Les participantes sont très diverses : elles viennent d’un peu partout dans le monde : USA, Angleterre, Ecosse, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Belgique, Australie, Islande… et cette année Italie. Les âges vont de 30 à 65 ans, les niveaux sont aussi très différents, allant de l’ancienne pro américaine à la mémère à vélo comme moi ! Mais le mot d’ordre est la bienveillance, le soutien et finalement la camaraderie : Comme l’a exprimé avec humour Milly dans son discours de clôture cette année :  qu’ayant pris l’habitude de soulager nos vessies ensemble sur le bord des routes, nous sommes devenues des sœurs de route !

Je me suis inscrite au premier séjour totalement par hasard : au sortir du Covid, j’ai vu une pub internet pour une rando de filles dans les Dolomites et j’avais très envie d’aller dans les Dolomites mais redoutait la difficulté du dénivelé : Être entre filles me rassurait ! En arrivant, je ne connaissais personne, alors que la plupart des filles se connaissaient pour partager un entrainement sur Zwift tous les mercredi soir à 19h ou pour faire partie de la même équipe de compétition sur Zwift , les Crushpod. Au fil des années, j’ai plaisir à y retrouver des amies et à découvrir quelques nouvelles têtes.

Le séjour cette année commençait à l’aéroport de Venise, ou un bus est venu nous chercher pour nous emmener au lieu de départ, une station balnéaire à 50km au nord de Venise : Caorle . Après avoir remonté nos vélos ou réglé les vélos loués et récupéré nos goodies, nous sommes heureuses de nous retrouver autour d’un Spritz pour le briefing.

Le premier ride sera de 100km totalement plat dans la plaine du Po, sur des petites routes, longeant des canaux, dans la campagne. Nous traversons Torviscosa, berceau de l’industrie de la viscose transformé en camp de travail sous les fascistes, Aquileia, site romain avant de rejoindre la belle ville de Montefalcone.

Le lendemain, 76km plus vallonné : nous commençons à monter jusqu’à un mémorial sur la guerre des tranchées de 14/18 avant d’arriver dans la région viticole du Collio connue pour ses crus réputés ( Jermann, felluga, Villa Russiz.. ) avant l’atteindre la grande ville du Frioul Goriza, ville coupée en 2 (une partie italienne, une partie Slovène), pour un arrêt pâtisserie. Nous continuons dans le vignoble, parfois en Italie, parfois en Slovénie jusqu’au ravito, installé devant le domaine Jermann, qui nous offre une dégustation de ses vins, avant d’atteindre l’hotel à Buttrio ou Alexandra, docteur en médecine, anime une présentation sur les recherches concernant la nutrition des femmes cyclistes.

Le troisième jour est un peu plus difficile : 103km et 1560 de D+ : nous longeons la frontière slovène avant de rentrer en Slovénie au sommet d’un col. Une descente vertigineuse nous amène ensuite au lac Soci à la merveilleuse couleur turquoise (assortie à la couleur de nos maillots de l’année), puis la très belle vallée de la rivière Soca, à la couleur extraordinaire. Après un arrêt à Tolmin et les chutes de Boka, nous arrivons à Bovec, qui est une station de ski slovène ou nous arrivons trempées.

Le lendemain (113km et 1430de D+), nous commençons par une cote de 15km à 5% qui nous ramène en Italie, Après une longue descente, nous suivons une magnifique piste cyclable qui part de Salzbourg pour rejoindre la mer, avec des ponts, des tunnels, au bord d’une rivière émeraude, avant de la quitter pour 30km contre le vent. Après le village de Tolmezzo, nous arrivons à l’hôtel à Arta Terme ( station de ski) ou le briefing du soir nous apprend qu’une forte pluie est prévue pour le lendemain. Les plans changent, beaucoup abandonnent l’idée de l’ascension du Zoncolan (que je n’avais même pas envisagée !), et un itinéraire bis raccourci est adopté.

Dernier jour de vélo, prévu sous une grosse pluie… en réalité nous en aurons peu ! Seules les 3 plus affutées affronteront le Zoncolan (Nan, américaine, Mim, anglaise et Maena, italienne). Nous aurons la chance de suivre de belles routes empruntées par le Giro le lendemain, de traverser San Daniele, connu pour produire le meilleur proscuitto du monde.  Nous arrivons au très bel golf ressort de Villaverde ou après avoir empaqueté nos vélos, un pot d’adieu nous attendait avant le diner. Demain, un car nous ramènera à l’aéroport !

Tout est organisé pour notre confort, les circuits sont magnifiques mais pas trop exigeants et j’ai un vrai plaisir à retrouver ces amies disséminées dans le monde ! Ce séjour constitue pour moi de vraies vacances, avant d’affronter d’autres aventures plus rudes cette année.