Les 7 majeurs par Gerard Fraize

Ayant  home trainé tout l’hiver, nous nous trouvâmes fort dépourvus quand le printemps fut venu. Le COVID qui nous avait tenus à la maison nous privait en plus de notre désormais habituelle Etape du Tour. Nous sommes donc aller crier famine vers d’autres objectifs susceptibles de calmer nos appétits pour les cols et dénivelés ;

Les sept majeurs ne manquant ni de l’un ni de l’autre furent donc désignés pour notre razzia estivale. Notre car, avec l’ami Jacques, nous pratiquons le vélo au même rythme et avec les mêmes motivations, constituants indispensables au succès à deux d’un tel défi.

Sur le papier, les chiffres font en effet un peu peur ; 360 km, 11500 m de D+ et sept cols tous culminant à plus de 2000 et 2500m. Mais la région des Alpes du Sud est peu sujette aux aléas météo, les cols français en sont connus (Vars, Izoard, Agnel) et la découverte de la célèbre Bonnette mérite le détour. En outre, l’annuaire de la confrérie des Sept Majeurs qui regroupe les cyclos ayant réalisé ce raid, n’est pas très fourni mais regorge de récits enthousiastes. L’objectif était donc de faire ce parcours en deux jours (48h) afin de prétendre au grade de Maître de la Confrérie.

Le départ classique est à Jausiers (Barcelonnette), et la Confrérie recommande le parcours dans le sens horaire pour des raisons de sécurité dans certaines descentes (on confirme a posteriori). Cela donne donc l’enchainement :

  • Versant Sud du col de Vars (moins long que le nord mais avec quatre km raides à la fin)
  • Versant Nord de l’Izoard (moins célèbre que le Sud mais finissant à la même altitude !!)
  • Versant Français du col Agnel (long et finissant par finir à 2750m)
  • En Italie, Col de Sempeyre (inconnu mais au profil « revêche » et finissant lui aussi à 2500m)
  • En Italie, Col de Fauniera (inconnu mais visiblement très long voire redoutable selon un magazine récent)
  • Versant Italien du col de la Lombarde (passage vers Isola)
  • Versant Sud de la cime de la Bonnette (la plus haute route d’Europe à 2800m)
parcours des septs majeurs
profil d’altitude
Continuer la lecture

Agenda: Sceaux Fécamp, suivez le guide

Sep
11

Le samedi 11 Septembre 2021, le CTVS propose à ses membres (les veinards !) une petite rando pour aller voir la mer à Fécamp: 217 km à travers la Normandie pour rejoindre la première capitale historique de la Normandie d’où régnèrent Richard-sans-Peur (1er) et son rejeton de fils Richard II.

Alors même pas peur?

La Normandie, c’est aussi le cyclisme avec l’un des plus émérites champions, Jacques Anquetil. Et un itinéraire le long de la Seine, Giverny, les Andelys, Rouen et le pays de Caux.

Fécamp, grande escale fête de la mer, photo par Alexander Demyanenko

En juillet 1960, De Gaulle prononçait à Fécamp un discours dont cette formule fit date:

« Je salue Fécamp, port de mer qui entend le rester et le restera !« 

Et prémonition avisée, la mer est toujours là.

Voilà quelques idées à votre arrivée:

Continuer la lecture

Trois jours au pied du Ventoux

Le suspens nous aura tenu en haleine jusqu’au bout.

Le déconfinement serait-il suffisant pour confirmer ce week-end qui avait été planifié en fin d’année dernière, alors même que les week-ends 2020 avait du être annulés? Après les annonces gouvernementales, le bureau du CTVS confirmait notre sortie le 24 avril.

Mais nous apprenions dans le même temps que la route qui mène au sommet du géant de Provence était fermée pour cause de travaux. Quelques jours plus tard, Jean-Luc sur place nous indiquait que les vélos pouvaient passer mais serait-ce le cas lors de ce grand week-end de l’Ascension?

Le week-end qui précédait, une news (fake?) annonçait de la neige au sommet du mont. Les prévisions n’étaient pas très optimistes pour nos trois jours.

Continuer la lecture

Calendrier des Randonnées 2021

Bonjour à tous ,

Le calendrier 2021 des Randonnées et BRM -Ile de France sont en ligne , il suffit de cliquer sur l’icône « Calendrier 2021 » situé en tête de notre site .

Bonne lecture et affûtez vos muscles

Amitiés

Participation du CTVS aux boucles de l’ile-de-France organisées par l’US Metro

Cette année, en l’absence quasi-totale de brevets et rallyes, et sur une idée originale de Lionel R. qui se souvenait en avoir fait quelques-unes dans sa jeunesse, le CTVS s’est intéressé aux ‘Boucles de l’Ile de France’ de l’US Métro, 12 destinations autour de Paris, situées à plus ou moins une centaine de km, permettant ainsi de réaliser des sorties d’environ 200km A/R.
17 adhérents ont effectué 47 boucles de juin à octobre, vers 8 des 12 destinations; Celles de Dreux et Evreux ont été les plus fréquentées, respectivement à 11 et 10 reprises. Viennent ensuite Chartres (x6), Pithiviers, Nemours et Provins (x5), puis Montereau (x4).
Mention spéciale pour Dominique C., qui a fait en solo Montereau et Les Andelys, en plus de 3 autres réalisées en excellente compagnie…
Pour clore la série, il nous reste à effectuer les 4 boucles vers Château-Thierry, Villers-Cotterêts, Compiègne et Beauvais, auxquelles on peut ajouter celle des Andelys, que seule Dominique a réalisée.

Agenda: Cross de Sceaux 2020

Fev
02

Le 45e cross de Sceaux se tiendra le dimanche 2 février 2020 de 9h15 à 12h. Organisé par la ville de Sceaux, cet événement sportif rassemble plus de 1000 coureurs ! Les inscriptions commenceront en ligne le 23 décembre 2019.

Le Cross de Sceaux propose six courses et une marche nordique pour tous les âges ! Les 5 et 10 km, ainsi que la marche nordique (5 km), sont limités à 1 000 inscrits pour garantir des conditions de sécurité maximales.

En savoir plus: Télécharger le programme

Diner du CTVS 2019

Ce samedi se tenait le traditionnel dîner de fin d’année du CTVS au Royal Equestre. Le maire de Sceaux, Philippe Laurent, et son adjoint aux sports, Philippe Tastes, sont venus prodiguer leurs encouragements en souhaitant que la belle dynamique du club se prolonge.

Ce fut aussi l’occasion d’évoquer la disparation en 2019 de quelques membres, Daniel, Nicole, Marie-Claire et évidemment Gégé; mais aussi de parler de moments plus heureux et aventureux comme le fameux Paris Brest Paris.

Le reste en image autour d’un bon repas arrosé…

PBP selon Dominique, « mon premier (et dernier) Paris Brest Paris ! » (récit)

Je me mets devant mon ordinateur sans savoir par où commencer. Comment résumer une expérience aussi forte et intense, partagée et cependant très personnelle ?

Le parcours : De très jolies petites routes de campagne, de magnifiques paysages au lever du jour (sauf le mardi matin où le paysage était masqué par un brouillard et une bruine glaciale) ou au coucher du soleil (mise à part le lundi soir ou le temps était humide et glacial suite à une énorme averse), la traversée de très beaux villages ( Fougères, Ambrières… et plein d’autres mais malheureusement la limite des 90 heures ne m’a pas permis de m’arrêter pour visiter comme je l’aurais aimé), une mention spéciale pour les monts d’Arrée (à l’aller, la descente me faisait redouter un retour difficile à tort car la côte de 15km était longue mais en pente douce, d’où mon expression « c’est une côte plate » qui a un instant fait douter de ma lucidité), une arrivée sur Brest grandiose par un pont sans voiture traversant la rade.

Les participants : Vous n’êtes jamais seuls, il y a toujours un cyclo Continuer la lecture

PBP2019 selon Cherif, « … et soudain le silence total au milieu des arbres » (récit)

Dimanche 16h45, à peine parti de Rambouillet, le trac à son maximum, le peloton parti sur les chapeaux de roue, le public sur le bord de la route chauffé à blanc, vers le 10e km, je sens une gêne au niveau du pédalier comme si ma câle de chaussure était desserrée. Juste un après un rond point, je me dis que finalement ce n’est rien, ça va et je dis à Patrick en rigolant, je sens que tu es chaud. A peine j’ai fini ma phrase, qu’il doublait le groupe. Qq centaines de mettre plus loin à une allure phénoménale, j’ai appuyé un peu sur les pédales. Le pédalier se desserre et je me retrouve avec la pédale gauche perpendiculaire à la droite. Impossible de pédaler. A peine le temps de me rabattre sur le côté droit avec tous ces acharnés qui filent. Et là plus personne, tout le groupe D parti à 16h45 est passé et soudain le silence total au milieu des arbres.

Je commence à ouvrir ma sacoche pour trouver une clé Allen et tenter de remettre cette satanée pédale à l’endroit. Et là une voiture grise qui arrive à mon niveau et miracle Jean-Paul est là. Il faisait un repérage de course, pas loin de Condé et a reconnu le maillot du club. Sans hésiter, il m’aide à embarquer le vélo, direction le stand Culture Vélo à la bergerie de Rambouillet. Continuer la lecture